Le jugement civil, lui, n’a pas attendu l’issue de l’appel pour produire ses effets. Les indemnisations prévues pour les victimes sont en train d’être mises en œuvre. D’après les informations relayées par ICI Saint-Étienne, des saisies bancaires auraient été réalisées juste avant la fin de l’année, précisément les 24 et 31 décembre. Une période qui n’a pas manqué de faire réagir la défense, évoquant un calendrier particulièrement marquant.

Une somme importante pour réparer le préjudice

Gaël Perdriau, condamné solidairement avec plusieurs autres protagonistes de l’affaire, doit verser une indemnisation conséquente à Gilles Artigues. Le montant atteint 200 000 euros, une somme destinée à réparer le préjudice subi dans le cadre de l’affaire de chantage à la vidéo intime. Les avocats de l’ancien édile indiquent qu’une proposition d’étalement des paiements avait été déposée. Celle-ci n’aurait cependant pas été prise en compte dans la procédure d’exécution. Ils estiment que les prélèvements opérés atteindraient environ 203 000 euros.

Des méthodes contestées par la défense

La manière dont les saisies auraient été réalisées pose question aux conseils de Gaël Perdriau. Ils dénoncent un manque de préavis et une application jugée brutale de la décision judiciaire, surtout dans un contexte où leur client est actuellement détenu. Autre inquiétude exprimée par la défense : la possibilité que la procédure se poursuive au-delà des comptes bancaires. Des saisies matérielles pourraient être envisagées, notamment sur des biens mobiliers, ce qui renforcerait encore la pression judiciaire.