Lors de la troisième journée de Coupe d’Europe, Bordeaux-Bègles a frappé fort contre Northampton tandis que Toulouse s’est à nouveau incliné à l’extérieur. Seuls l’ASM et l’Aviron sont éliminés avant la dernière journée.

Avant la quatrième et dernière journée de la phase de poules de la Champions Cup de rugby, seuls deux mauvais élèves (sur les 24 équipes engagées) sont d’ores et déjà éliminés. Et, cocorico, ils sont français : Clermont et Bayonne, qui prétendent jouer les premiers rôles en Top 14, sont sortis ce week-end par la petite porte, après avoir concédé une troisième défaite en autant de matchs.

Samedi noir pour l’ASM, battu pour la deuxième fois à domicile (par Glasgow 21-33) et qui a perdu quatre joueurs sur blessure (Delguy, Falgoux, Tolofua et Lotrian). «J’ai trouvé qu’on avait une mentalité positive, on ne voulait pas lâcher. Donc, c’est bien, ça va nous aider pour la suite de la saison», tente de positiver le manager auvergnat, Christophe Urios. Même désillusion pour l’Aviron, qui disputait sa deuxième campagne européenne depuis son retour dans l’élite. Une troisième sortie de route, contre Leicester (57-14) avec une équipe remaniée, qui ne va pas apaiser les tensions entre le manager Grégory Patat et sa direction (Philippe Tayeb et Laurent Travers).


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Pour le reste, les six autres écuries françaises sont toujours mathématiquement dans le coup. Avec plus ou moins de chances de se hisser en huitièmes de finale. Ce sera à coup sûr le cas de Bordeaux-Bègles, champion d’Europe en titre, qui était déjà qualifié avant de retrouver Northampton, ce dimanche, pour un remake de la dernière finale à Cardiff. Et qui a assumé son statut de champion d’Europe en corrigeant les Saints anglais à Chaban-Delmas (50-28). Une nouvelle démonstration offensive de la bande à Matthieu Jalibert (huit essais) et un carton plein (trois succès bonifiés). La finale pour la première place de la poule 4 aura lieu dimanche à Bristol, qui compte un point de moins (14).

Les Toulousains inquiètent

Toulouse, en revanche, a concédé dimanche, chez les Saracens (20-14), une deuxième défaite à l’extérieur, après celle à Glasgow. Inquiétant pour la suite de la compétition. Les joueurs d’Ugo Mola devront se défaire samedi (18h30) des Sharks de Sale, déjà qualifiés, pour composter leur billet. Mais, dans leur quête d’un septième sacre continental, ils seront obligés de composer avec un parcours compliqué, hors de leurs bases…

Le RCT, ancien grand d’Europe (triplé entre 2013 et 2015), a également son destin en main, après sa victoire de dimanche contre le Munster (27-25). Mais que ce fut laborieux et poussif ! Après un premier acte indigent, les Varois pensaient avoir fait la différence avec deux essais, mais les Irlandais, fidèles à leur « fighting spirit », ont repris les commandes à dix minutes du terme grâce également à deux essais. L’arrière Marius Domon a finalement passé, in extremis, la pénalité de la gagne. Les joueurs de Pierre Mignoni sont troisièmes de la poule 2 (9 points), derrière Bath (11) et Édimbourg (10). Il faudra s’imposer à Gloucester, samedi, pour assurer la qualification.

Autre ancien grand d’Europe, le Stade Rochelais est passé tout près de l’exploit de s’imposer à Dublin face au Leinster (25-24), s’inclinant sur une pénalité après la sirène. Grégory Alldritt et ses coéquipiers, qui ont cruellement manqué de réalisme sur leurs temps forts, peuvent nourrir d’énormes regrets. Les joueurs de Ronan O’Gara devront valider leur billet pour le top 16 européen en disposant des Harlequins à Marcel-Deflandre, dimanche.

Avec deux défaites et une victoire au compteur, Castres et Pau peuvent toujours y croire, dans cette formule de qualification alambiquée. Il leur faudra terminer par un succès respectivement sur la pelouse du Munster (très compliqué) et face aux Sharks sud-africains, au Hameau (tout à fait jouable). L’an dernier, six clubs du Top 14 étaient présents en huitièmes de finale.