Si l’Europe veut être entendue dans l’objectif d’obtenir une paix durable en Ukraine alors elle doit reprendre le dialogue avec Moscou et surtout parler d’une seule fois a défendu, vendredi 9 janvier 2026, la première ministre italienne Giorgia Meloni. « Si l’Europe décide de participer à la phase de négociations en cours en parlant avec une seule des parties (les Ukrainiens et les Américains), je crains qu’à la fin sa contribution positive soit limitée », a estimé Giorgia Meloni lors de sa conférence de presse de début d’année.
« La question est de savoir qui devrait le faire. Car si nous faisions l’erreur de décider d’une part de rétablir la communication avec la Russie et d’autre part d’y aller en ordre dispersé, nous rendrions un service à (Vladimir) Poutine, ce qui est la dernière chose dont j’ai envie », a ajouté la cheffe du gouvernement italien, qui soutient plutôt Kiev dans sa lutte contre la Russie.
Un envoyé spécial de l’Europe
Selon elle, un « envoyé spécial de l’Europe sur la question ukrainienne nous permettrait de faire la synthèse, de parler d’une seule voix », car « depuis le début des négociations, de nombreuses voix parlent, de nombreux formats existent ». Interrogée sur la possibilité de voir la Russie réintégrer le G7, Giorgia Meloni a jugé « absolument prématuré » à l’heure actuelle d’en parler, même si c’est un sujet qui pourra être abordé « quand et s’il y a » la paix.
Mardi, 35 pays européens et alliés de l’Ukraine réunis au sein de la « Coalition des volontaires » ont présenté un plan en cinq points, à Paris, pour garantir une paix durable en Ukraine une fois qu’un cessez-le-feu aura été conclu entre Kiev et Moscou. Ce plan qui prévoit notamment la création d’une « force multinationale » destinée à dissuader la Russie d’attaquer à nouveau l’Ukraine est soutenu par les Américains, représentés à Paris par Steve Witkoff, émissaire de Donald Trump, et son gendre Jared Kushner.
La Russie a estimé que toute présence militaire occidentale, présente à l’avenir en Ukraine, constituerait une « cible légitime » pour Moscou.