L’aventure s’arrête en seizièmes de finale pour l’US Avranches Mont-Saint-Michel. Samedi soir au stade René-Fenouillère, les Normands ont été balayés par le RC Strasbourg (0-6), une issue logique face à une formation de Ligue 1 qui n’a laissé aucune chance à l’équipe de National 2.

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Dès les premières minutes, le scénario s’est écrit sans suspense. Habitués à s’en remettre aux tirs au but pour franchir les trois tours précédents, les joueurs d’Avranches ont cette fois été étouffés par des Strasbourgeois qui ont monopolisé le ballon.

À la 14e minute, Joaquin Panichelli ouvre le score. Neuf minutes plus tard, l’Argentin récidive en servant Julio Enciso. Avant même la pause, Strasbourg porte le score à 3-0. En seconde période, les Strasbourgeois alourdissent l’addition, score final 6-0.

Les Avranchinais auront bien eu quelques occasions, notamment le face-à-face manqué par Nassim Sabihi, buteur contre Brest au tour précédent, ou les deux montants trouvés par Zourab Sopromadze. Mais le verdict reste sans appel.

Dans les vestiaires normands, l’heure est au bilan lucide. « Tout simplement le foot a été respecté » reconnaît Emeric Dudouit, défenseur avranchinais, « C’est une très très belle équipe, l’équipe européenne. Il n’y avait pas qu’un niveau d’écart aujourd’hui et ça s’est vu ». Malgré le score fleuve, les joueurs locaux ont refusé de renoncer à leur philosophie de jeu. « On a continué à jouer. Juste le petit regret, c’est de ne pas leur avoir mis de buts et de ne pas avoir existé plus longtemps », ajoutait-il.

L’entraîneur d’Avranches, Cédric Hengbart partage cette analyse sans amertume : « On a eu quelques situations mais trop peu et offensivement ils ont été extraordinaires. Voilà, la marche était beaucoup trop haute pour nous. » Le technicien normand a même trouvé matière à inspiration dans la prestation alsacienne : « J’ai pris beaucoup de plaisir aussi à les voir parce que tous les principes qu’ils ont, c’est ce que je recherche. Ça a montré à mes joueurs que la simplicité, c’est ce qu’il y a de mieux. »

Au-delà de la déception du soir, la fierté dominait. Le président du club de l’US Avranches Mont-Saint-Michel, Morgan Coursin, rappelait l’exploit accompli : « C’est la troisième fois seulement que le club atteignait ce niveau. Donc c’est formidable. Ce soir, la défaite est lourde face à une très belle équipe mais je n’ai pas envie de ne retenir que la défaite de ce soir. »

Cette épopée en Coupe de France représente une manne financière non négligeable pour le club normand. Entre la dotation de la Fédération française de football (un peu plus de 80 000 euros) et les recettes de billetterie et annexes, le président estimait les gains à environ 150 000 euros, soit 10% du budget annuel du club.

Un montant encore bonifié par un geste de Marc Keller, le président strasbourgeois, qui a cédé sa part de recette aux Normands. « Un nouveau respect du foot amateur et du club d’Avranches que nous sommes. Donc un grand merci à Marc Keller et au Racing Club de Strasbourg », saluait le dirigeant.

Pour Avranches, il est désormais temps de retrouver le quotidien du championnat. « Maintenant le plus important c’est le quotidien c’est le championnat donc ça va être notre job », conclut l’entraîneur, Cédric Hengbart, conscient qu’il faudra vite redescendre du nuage de cette belle aventure en Coupe de France.

avec Julien Tellier