L’hiver arrive, les fenêtres restent fermées, la famille passe
ses soirées à l’intérieur… et les petits virus de saison profitent
de cette promiscuité. On croit souvent que les toilettes ou l’évier
sont les pires ennemis de l’hygiène, alors on frotte les sols, les
plans de travail, la salle de bains. Pourtant, ce ne sont pas eux
qui orchestrent la plupart des échanges de germes au quotidien.
Le vrai point chaud se cache dans un geste machinal : ouvrir ou
fermer une porte. Les poignées de porte et les
poignées de fenêtres forment un réseau silencieux
qui relie toutes les pièces, toutes les mains, tous les microbes.
En hiver, les nettoyer en priorité change vraiment la donne. Ce
petit détail fait souvent toute la différence.
Pourquoi les poignées concentrent microbes et virus en
hiver
Une poignée est touchée des dizaines de fois par jour par chaque
occupant, parfois par des invités, parfois juste après un
éternuement. Des données de santé publique estiment qu’environ 80 %
des maladies infectieuses courantes se
transmettent par les mains, ce qui place ces surfaces
fréquemment touchées au premier rang des zones
stratégiques. En restant plus longtemps à l’intérieur pendant
l’hiver, on les sollicite encore davantage.
Le scénario est simple : une personne enrhumée tousse, se
mouche, puis saisit la poignée du salon ou des toilettes. Les
microbes et virus se déposent,
attendent le prochain passage et voyagent sans bruit d’une chambre
à l’autre. Le foyer se transforme vite en circuit fermé, surtout
quand les pièces sont peu aérées et que tout le monde partage les
mêmes poignées du matin au soir.
Quelles poignées nettoyer et quelles zones ne pas oublier
La priorité revient aux poignées de porte les
plus sollicitées : entrée, cuisine, toilettes, salle de bains,
chambres des enfants, mais aussi frigo, placards et porte du
cellier. On nettoie souvent la table ou le lavabo, beaucoup moins
ces points de contact. Les poignées de fenêtres et
de portes-fenêtres, manipulées à chaque aération, restent elles
aussi largement oubliées dans la routine de ménage.
Pour être efficace, il faut viser toute la poignée, pas
seulement la face visible. L’arrière que l’on attrape en tirant la
porte, les fixations, la plaque autour de la poignée, les bords où
les doigts se posent en passant, tout doit y passer. Sur les
fenêtres, les mécanismes et les rainures retiennent facilement
poussière, graisse de cuisine ou condensation, un mélange idéal
pour héberger des bactéries si on ne les nettoie jamais.
La bonne méthode pour un nettoyage
rapide et régulier
La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a pas besoin de produits
sophistiqués. Un chiffon propre ou une microfibre, de l’eau tiède
et du savon suffisent dans la majorité des cas pour décrocher
microbes et saletés. On peut aussi utiliser du
vinaigre blanc dilué ou un peu d’alcool ménager compatible avec le
matériau de la poignée. L’essentiel reste le geste : imbiber
légèrement le chiffon, frotter toutes les faces, puis sécher pour
éviter les traces.
En pratique, un foyer sans malade peut viser un passage rapide
sur les poignées principales tous les un à deux jours, et deux à
trois fois par semaine pour les autres. Quand un rhume ou une
grippe circule, mieux vaut nettoyer poignées et interrupteurs une à
deux fois par jour dans les pièces de vie et les toilettes. Couplé
à un lavage régulier des mains, ce rituel limite nettement la
circulation des virus à la maison. Ce réflexe
discret devient vite automatique pendant l’hiver.