L’association des Compagnons du Saga (ce sous-marin à grande autonomie imaginé au mitan des années 60 par le commandant Cousteau et qui a battu tous les records de profondeur) lance Saga, un ouvrage sur son patrimoine maritime avec le récit des péripéties de la construction du sous-marin, les anecdotes du commandant Cousteau, les secrets des plongeurs et chefs d’atelier. « On s’est rendu compte que beaucoup de Marseillais ne savaient même pas que le Saga était là depuis 1990. Faire un livre, c’est transmettre aux jeunes générations son histoire », soutient Michel Bourhis, président de l’association marseillaise qui réunit les passionnés du patrimoine maritime, industriel et culturel.

Marseille, capitale du monde sous-marin

Depuis quelques années, cet ex-plongeur et électromécanicien de l’aéronavale se consacre à la valorisation du plus grand submersible civil du monde : le Saga, un sous-marin de 30 mètres de long pesant plus de 300 tonnes. En activité entre 1987 et 1990, c’est une référence dans son domaine. Imaginé en 1966 par le commandant Cousteau, le Saga est capable d’emmener des dizaines de plongeurs à une profondeur de 600 mètres. « Ce n’est pas seulement un engin. C’est un héritage, une promesse d’aventure, un symbole qui unit la science et la passion. Et Marseille est un peu la capitale du monde sous-marin. Ce livre est aussi un hommage », affirme Michel Bourhis.

Dans ce livre, on y retrouve les portraits de ceux qui ont construit le sous-marin. "Ce livre c’est aussi les histoires de ces hommes et ces femmes qui ont fait vivre le sous-marin", ajoute Michel Bourhis.Dans ce livre, on y retrouve les portraits de ceux qui ont construit le sous-marin. « Ce livre c’est aussi les histoires de ces hommes et ces femmes qui ont fait vivre le sous-marin », ajoute Michel Bourhis. Compagnons du Saga

Collector et autoédité, l’ouvrage est uniquement disponible en 1 000 exemplaires pour la somme de 30 euros sur le site de l’association. On y retrouve l’histoire de la construction de ce submersible mais aussi les portraits de ceux qui l’ont façonné : Marius, chef d’atelier et ingénieur ; Roger, plongeur ; Alain, second capitaine… « On y dévoile les anecdotes des hommes et des femmes qui ont fait vivre le sous-marin », ajoute le passionné des profondeurs.

Malgré la fermeture du hangar, l’esprit du Commandant Cousteau perdure

Réalisé à six mains par Michel Bourhis, le plongeur Philippe Mura et le photographe Olivier Emran, ce livre revient aussi sur l’héritage du patrimoine sous-marin de L’Estaque. Depuis 2017, le Saga dort dans l’ancien atelier mécanique de la Comex, dans le 16e arrondissement. Mais, en août dernier, le site est fermé au public en raison d’un risque d’effondrement. « On a été contraints de le faire après une expertise réalisée à la va-vite, avec des critères louables mais pas adaptés à un hangar comme le nôtre », ajoute-t-il. Avant cette fermeture, le Saga accueillait environ 5 000 visiteurs par an depuis son ouverture en 2017. Malgré les portes closes, l’esprit du commandant Cousteau reste bien vivant à L’Estaque : l’héritage de l’explorateur au bonnet rouge imprègne toujours le quartier avec sa rue des Scaphandriers et son « camembert » Cousteau. « C’est un petit village très riche dans le domaine des fonds marins. Ici, on vit avec la mer, avec l’exploration », rappelle Michel Bouhris.

« Saga, le livre », 30 euros sans compter les frais de port.

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