Le gouvernement vénézuélien a annoncé avoir libéré 116 détenus lundi matin, alors que les familles de prisonniers politiques s’impatientent depuis la promesse de remise en liberté faite par les autorités sous la pression américaine, après la capture du président Nicolás Maduro.
L’ONG Foro Penal, qui s’occupe des détenus politiques, n’a quant à elle recensé que 24 nouvelles libérations dont deux Italiens. Depuis jeudi, les levées d’écrou ont lieu au compte-goutte, avec de nombreuses familles qui attendent la remise en liberté de leurs proches devant les prisons.
« Ces mesures ont bénéficié à des personnes privées de liberté pour des faits liés à la perturbation de l’ordre constitutionnel et à l’atteinte à la stabilité de la Nation », a indiqué le ministère du Service pénitentiaire, dans un communiqué.
Selon le texte du gouvernement vénézuélien, ces libérations « s’inscrivent dans le cadre de la révision intégrale des dossiers, initiée volontairement par le président constitutionnel Nicolás Maduro Moros. Ce processus s’est poursuivi sous la direction de la présidente par intérim Delcy Eloína Rodríguez Gómez, dans le cadre d’une politique axée sur la justice, le dialogue et la préservation de la paix ». Le gouvernement précise que les révisions de dossiers se poursuivent.
Giorgia Meloni a « accueilli avec joie et satisfaction la libération » des deux Italiens
La Première ministre italienne Giorgia Meloni a « accueilli avec joie et satisfaction la libération de nos compatriotes Alberto Trentini et Mario Burlò, qui se trouvent désormais en sécurité à l’Ambassade d’Italie à Caracas » sur X.
Elle a salué « la collaboration constructive » des autorités, « ainsi que toutes les institutions et à toutes les personnes qui, en Italie, ont travaillé avec engagement et discrétion pour atteindre ce résultat important ».
Des groupes de défense des droits humains estiment qu’il y a entre 800 et 1 200 prisonniers pour des raisons politiques au Venezuela.
La libération de prisonniers a été annoncée le 8 janvier, sous la pression du président Donald Trump, qui affirme être « aux commandes » du pays.