Rénovation des écoles, gratuité de la cantine scolaire, ce sont quelques-unes des propositions portées par les candidats de gauche. À droite, les promesses de campagne concernent l’amélioration de sécurité ou encore la relance économique de Colombes. Rencontre avec les principaux candidats.

La Quotidienne Société

De la vie quotidienne aux grands enjeux, recevez tous les jours les sujets qui font la société locale, comme la justice, l’éducation, la santé et la famille.

France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter « La Quotidienne Société ». Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité

C’est la plus grande ville d’Île-de-France dirigée par un écologiste. Le maire sortant Patrick Chaimovitch, est de nouveau candidat alors qu’il s’était engagé à ne faire qu’un seul mandat.

Un revirement qui a fait naître des ambitions à gauche. Tandis qu’à droite, l’ancienne maire (LR) battue en 2020 a désigné un héritier. À Colombes, 91 053 habitants au dernier recensement, l’élection de mois de mars s’annonce plus incertaine que jamais.

C’est devant une école que nous a donné rendez-vous le candidat socialiste car celui-ci propose la gratuité universelle de la cantine scolaire. Une mesure onéreuse. « Tout dépend comment on s’y prend. Et aujourd’hui, nous considérons que le budget municipal nous permet de pouvoir porter cette gratuité-là », estime Valentin Narbonnais, candidat PS.

Ce candidat a décidé de se présenter contre le maire sortant, dont il est pourtant l’adjoint. « Vous savez, en politique, le respect de la parole donnée est extrêmement important. Le maire sortant s’était engagé à ne faire qu’un seul mandat. C’est la parole qu’il a donnée à ses partenaires politiques, c’est la parole qu’il a donnée aux Colombiens », pointe Valentin Narbonnais.

Même endroit, quelques heures plus tard, nous retrouvons le maire sortant Patrick Chaimovitch, candidat Les Ecologistes, fier de présenter l’école devant laquelle il se trouve. « C’est une belle réalisation de la mandature dans un nouveau quartier qui a émergé ces dernières années. Et donc cette école, elle est toute neuve, tout écologique. On est sur les matériaux employés, sur la géothermie. On a réhabilité deux autres écoles et puis on a prévu de remettre un niveau, de reconstruire une autre école », propose-t-il.

Patrick Chaimovitch se projette déjà sur un second mandat et revendique le droit d’avoir changé d’avis. Le maire sortant avance qu’il est le meilleur pour la Ville et pas « seulement pour la gauche ».

À droite, on n’est certainement pas de cet avis. Nous retrouvons le candidat LR devant le poste de police municipale. « La sécurité, ça n’est pas juste une de mes priorités. La sécurité, c’est une priorité globalement dans cette campagne municipale des Français », argue Joakim Giacomoni, candidat Les Républicains. « Nous avons l’intention de doubler le nombre de postes d’agents municipaux. Autour d’une centaine, en rendant le poste attractif », plaide-t-il.

Joakim Giacomoni n’a jamais été élu. Cette candidature à Colombes est une première pour lui. « Je suis quasiment en campagne depuis trois ans. Je vois le temps. Parce que l’ancienne maire est venue me chercher, enfin, plutôt, m’a soumis l’idée d’essayer de venir à Colombes pour reconstruire une équipe », explique-t-il.

À droite également, la candidature Nadia Frontigny qui a ouvert son local de campagne dans une rue piétonne et commerçante de Colombes, pourrait semer le trouble. Cette ex-adjointe LR qui s’était déjà présentée aux élections municipales en 2020, a reçu notamment le soutien, dit-elle, de Xavier Bertrand, et du parti Alliance centriste.

Portée par son mouvement local « Colombes c’est vous ! », elle fait de la sécurité, la propreté et le dynamisme économique ses principaux thèmes de campagne.

« II y a des équipements à remettre à niveau, des équipements vidéos qui ne marchent pas (…) On manque d’effectifs (…) Il faut revoir les missions de la police municipale qui doit être vraiment dans la proximité (…) c’est surtout la prévention qu’il faut faire », explique Nadia Frontigny.

Je regrette qu’on ait parachuté un candidat

Amélie Delattre candidate Divers droite à Colombes (92)

FTV

À Colombes, la droite n’est donc pas tout à fait rassemblée. Amélie Delattre, candidate Divers Droite, opposante au maire nous a donné rendez-vous devant le théâtre de Colombes situé entre pavillons du centre-ville et tours de logement social. « Ce qui me paraît essentiel, c’est de rassembler nos quartiers. Actuellement, nous avons une ville qui se dégrade, où les écarts se sont creusés un peu entre nos quartiers », souligne-t-elle.

Cette candidate ne fait pas encore de propositions concrètes à ce sujet mais elle a la certitude d’être légitime pour se présenter, elle aussi. « J’ai été maire adjointe sous le précédent mandat. Je suis actuellement conseillère municipale d’opposition. Donc c’est vrai que je regrette qu’on ait parachuté un candidat (Joakim Giacomoni) qui n’a jamais été élu de la République. C’est vrai que j’ai du mal à comprendre », déclare-t-elle.

À Colombes, depuis 25 ans, de gauche ou de droite, le maire sortant est systématiquement battu. Une singularité dans notre région.

Un autre candidat sillonne Colombes sur sa Vespa rouge en vue des municipales. Il s’agit d’Ali Aram, figure notoire sur les réseaux sociaux, affilié à aucun parti. Il y a créé une page Facebook « J’aime Colombes, alors je propose ».

Enfin, un septième candidat pourrait se déclarer lors de cette campagne : Frédéric Sarkis, enseignant-chercheur proche de Renaissance dans les Hauts-de-Seine.

Les élections municipales et communautaires se tiendront les 15 et 22 mars 2026.

Reportage W. Van Qui C.Mirabaud E.Brouillard I.Palmer