Pour sa première édition, le festival de cinéma Gueules d’amour·s met en avant des courts-métrages queer abordant des thèmes variés comme l’amour, le désir, la quête identitaire et plus encore. On vous en dit plus sur ce nouveau festival LGBTQIA+.
« À Lille, il manquait un festival de cinéma queer. Plutôt que de le regretter, nous avons décidé de le créer. » Voici comment est née l’idée de Gueules d’amour·s, le premier festival de cinéma queer au nord de Paris, conçu et organisé par Camille Graule et Benoît Duvette. L’un est vidéaste et chargé de production, l’autre est réalisateur.
Baignant dans le milieu, les deux professionnels ont lancé un appel à court-métrages de juillet à début décembre. Après avoir tout regardé – ils ont reçu entre 250 et 270 candidatures – ils en ont sélectionné une cinquantaine. Ces courts-métrages, c’est vous qui allez bientôt pouvoir les regarder. Les projections auront lieu au cinéma l’Univers à Lille, du 23 au 25 janvier 2026.
Le programme de diffusion
Chaque séance se compose de plusieurs courts-métrages, regroupés par thématique (narrative ou esthétique). Les séances durent entre 1h35 et 1h45.
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Gueules en question : cette sélection met en avant les questionnements liés à la construction de soi
📅 vendredi 23 janvier à 19h -
Amours ensoleillées : les courts-métrages mêlent amour d’été, liberté et grandes vacances, avec des personnages vivant de nouvelles expériences
📅 vendredi 23 janvier à 21h30 -
Gueules d’ici : cette séance a la particularité d’être entièrement constituée de films d’artistes des Hauts-de-France
📅 samedi 24 janvier à 19h -
Gueules d’amour : ces courts-métrages illustrent des occasions manquées, des chances et opportunités qu’on laisse passer ainsi que la non réciprocité des sentiments
📅 samedi 24 janvier à 21h30 -
T’as vu ma gueule ? : ici on est sur des réalisations qui mettent en scène des personnages qui se questionnent, qui cherchent à trouver leur place
📅 dimanche 25 janvier à 14h -
Ta gueule ! : une sélection abordant des thématiques telles que la queerphobie, la relation au passé ainsi que les rencontres inattendues (qu’elles soient bonnes ou mauvaises)
📅 dimanche 25 janvier à 16h30 -
Gueules de rêves : cette séance mélange une approche esthétique et poétique à la limite du rêve
📅 dimanche 25 janvier 19h -
Tristes gueules : cette séance explore les thèmes du deuil et du décès
📅 dimanche 25 janvier à 21h30
« Un vote sera décerné par le public pour élire le prix du meilleur court-métrage du festival », informe Camille. Et le cinéma L’Univers permettra d’échanger avant ou après les séances de manière informelle. « Il y a un bar avec un espace où on peut se poser et discuter », confirme le cofondateur.
Une séance hors-compétition fait aussi partie de la programmation avec la projection gratuite du documentaire J’en Suis j’y Reste sur le centre LGBT+ de Lille, en présence de la réalisatrice et de l’équipe du film, le 24 janvier à 14h.
Au-delà des projections, un temps de rencontres professionnelles, queer et régionales est également au planning. « L’objectif est de mettre en relation le tissu professionnel LGBT+ des Hauts-de-France. »
Des séances ouvertes à tous·tes
Si vous êtes intéressé·es pour découvrir les récits et cette première édition de Gueules d’amour·s, vous pouvez d’ores et déjà prendre vos places sur le site du festival. Comptez 5€ la séance ou 3€ en tarif réduit pour les moins de 26 ans, demandeur·euse·s d’emploi et bénéficiaires de minima sociaux. « Notre objectif est que ce soit un événement accessible à tout le monde », assure Camille.
Et si cet essai se confirme, il se pourrait que Gueules d’amour·s grandisse rapidement. « Pour cette première édition, on est sur un week-end à échelle humaine mais on veut vraiment que ça se développe de plus en plus », conclut le chargé de prod’.