Point d’écharpes blanches ce dimanche 11 janvier sur le marché de Levallois (Hauts-de-Seine). La terrasse du Trébois, systématiquement occupée ces dernières semaines par Patrick Balkany, son poulain Jérôme Gauliard et leurs équipes qui font campagne pour les élections municipales de mars prochain, est étrangement calme. Depuis quelques heures déjà, le bruit d’une rupture circule. Entre l’ancien maire de la ville, toujours inéligible, et son candidat, c’est déjà fini.
Présenté début novembre comme le plan B de Patrick Balkany, à qui la justice venait de refuser pour la seconde fois la demande de relève de peine d’inéligibilité de 10 ans prononcée en 2020, l’option Gauliard n’aura donc tenu que deux mois. « Il a commencé à exclure un à un les gens qui travaillent avec moi, notamment le directeur de campagne, et à ne se concentrer que sur les sujets d’entreprises alors que ce n’est absolument pas la priorité des habitants, justifie Patrick Balkany. Les électeurs veulent une ville propre et de la sécurité, pas des start-up. »