Par

Mathieu Charré

Publié le

12 janv. 2026 à 20h08

Cela ressemble à un gilet pare-balles, et ça peut aussi contribuer à sauver des vies sur le terrain. Le Samu de Rouen est désormais doté de neuf plastrons chauffants, un dispositif utilisé en intervention pour limiter les risques d’hypothermie.

Un dispositif qui a déjà fait ses preuves

Chacun des neuf véhicules du Samu de Rouen, y compris leur hélicoptère, est équipé. « L’idée c’est soit d’apporter un confort thermique, soit de lutter contre l’hypothermie », précise Cédric Damm, directeur médical du Samu de Rouen. « Les patients polytraumatisés, s’ils sont en hypothermie, ont trois à cinq fois plus de risques de décès. »

Comme beaucoup de dispositifs, il va contribuer à sauver des vies. Et ça simplifie aussi nos interventions. Si le patient souffre moins, ne tremble pas, c’est mieux pour tout le monde.

Cédric Damm
Directeur médical du Samu de Rouen

Ces gilets, couleur bleu marine avec une doublure orange, sont pourvus d’une batterie rechargeable qui alimente des résistances et chauffe rapidement. Avec une autonomie de plusieurs heures « suffisante pour toute intervention » précise Cédric Damm, qui l’a déjà testé sur le terrain.

« Je l’ai utilisé pour un homme qui faisait du motocross dans un chemin de forêt, et s’est fracturé l’épaule et l’omoplate. On était loin de tout, il faisait froid. En 10 à 15 minutes il a arrêté de frissonner, ça a beaucoup aidé pour le transporter jusqu’au véhicule de pompiers. »

Une acquisition sans coût pour le Samu grâce au mécénat

Mis au point à Briançon, ces plastrons ont entièrement été financés par le mécénat, grâce à une campagne de dons lancée par la fondation Charles-Nicolle. D’un coût unitaire compris entre 2000 et 3000 euros, ces plastrons n’ont rien coûté au Samu grâce à des mécènes variés, du Lions club Rouen Drakkar au Crédit Agricole en passant par des dons de particuliers.

« Le Samu nous a dit que certains ‘ramassages’ de patients sont difficiles, avec un risque d’hypothermie qui peut compromettre les chances du patient », raconte Pierre Déchelotte, président de la fondation. « En trois mois, on a mobilisé des mécènes qui nous ont permis d’acheter les neuf plastrons. » Et de faciliter la vie du Samu, comme de ses patients.

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