Depuis le début de sa campagne, Jean-Philippe Vetter martèle que « (s)a porte reste grand ouverte » au rassemblement « sans contraintes partisanes ». Strasbourg, dit-il, « mérite mieux que des postures ». Mais que l’on ne s’y trompe pas, il n’est pas question d’une éventuelle « union des droites avec l’extrême droite » comme le promeut une partie de la droite au national. « Je suis absolument contre, c’est notre ligne rouge, comme l’union de la gauche avec l’extrême gauche, ce n’est pas conforme à l’histoire de Strasbourg et à son humanisme rhénan », appuie l’élu municipal sortant des Républicains.

Son ouverture, comme en témoigne la trentaine de personnalités qui le soutiennent, il la pratique de la droite républicaine jusqu’à la social-démocratie. Si l’on y trouve des membres de son parti d’origine LR ou apparentés (Pascal Mangin, Jean-Philippe Maurer, Elsa Schalck, Irène Weiss et Isabelle Meyer). Il y a aussi des élus sortants de la CEA ou de la région Grand Est au profil centriste (Pascale Jurdant-Pfeiffer, Anne Reymann, Anne Tenenbaum, Gabrielle Rosner-Bloch) ou sociodémocrate, comme Laurine Roux, présidente du Parti Radical, et Nicolas Matt (ex-Renaissance).

Des « experts » de la société civile

Ancien adjoint de Roland Ries, ce dernier est accompagné dans sa démarche de ralliement par Jean-François Lanneluc. Ex-directeur de cabinet du précédent maire socialiste de Strasbourg, devenu Renaissance à la fin de son mandat, ce dernier connaît bien les circuits politiques, tout comme les arcanes du centre administratif. S’il précise qu’il ne figurera pas sur la liste, il codirige en revanche la campagne avec Irène Weiss.

Autres soutiens de poids, François Bouchard, ancien directeur des services de la Ville, puis de la Région et du Grand Est, ou encore Alain Renck, expert dans le monde de l’entreprise, et Éric Fullenwarth, ex-directeur général de la Sers. Tout comme une quinzaine de membres de son réseau d’experts – appelé le XV de Strasbourg – en leur domaine comme Yamina Grosjean (démocratie locale), Bertrand Gillig (culture) ou José Arroyo (président de la fédération des boulangers du Bas-Rhin).

Le rassemblement avant le premier tour

Cette ouverture qu’il revendique, Jean-Philippe Vetter l’applique aussi à Pierre Jakubowicz – l’élu Horizons n’a pas répondu à sa main tendue (ayant affiché ses soutiens de son côté). Mais ce rassemblement s’arrêtera au premier tour : « La liste que vous verrez sera aussi celle du second tour ». Autrement dit : « Il n’y aura pas d’accord de coalition de circonstance au second tour », annonce le candidat, contrairement au scénario de 2020 – où il avait fusionné au second tour avec la liste du macroniste Alain Fontanel.

L’élu LR revendique cette fois-ci « un projet d’ouverture, de clarté, de sincérité et de conviction », sans arrangement « avec des amis de circonstance au dernier moment ».