JULIE JUP

Je gagne entre 2 100 et 2 200 euros net par mois sur treize mois. S’y ajoutent 140 euros de prime pour les repas et le remboursement de mon passe Navigo à 75 %. Le salaire n’est pas très élevé, surtout vu les horaires et les responsabilités que l’on a, mais il me suffit pour bien vivre.

Je ne suis pas très dépensière. J’ai un loyer de 990 euros par mois, j’épargne entre 200 et 400 euros par mois et, pour le reste, je dépense mon argent en sorties avec mes amis : bar, restaurant et vie culturelle. A Paris, on trouve plein de bons plans pas trop chers. Franchement, je m’estime chanceuse. Je suis l’une des rares, parmi mes amis, à avoir décroché un CDI. Actuellement, le marché du travail est catastrophique pour les jeunes diplômés.

La collaboration parlementaire, ce n’était pas ma première idée en sortant de l’école – je suis diplômée d’un institut d’études politiques de province. Je voulais plutôt m’orienter dans la représentation d’intérêts, le lobbying, mais le stage de fin d’études que j’ai fait dans un cabinet d’affaires publiques ne m’a pas plu. Toquer à la porte des parlementaires pour essayer de faire passer des amendements, ce n’était pas mon truc. J’avais envie d’être dans la dynamique de départ d’un texte de loi, d’avoir des responsabilités.

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