« Vendre les logements de Côte d’Azur habitat qui ne sont pas situés dans la Métropole. » C’est l’idée d’Eric Ciotti pour rénover le reste du parc. Le candidat de l’Union des droites pour la République à la mairie de Nice a estimé qu’en se séparant d’une partie de son foncier, le bailleur social engrangerait « 400 millions d’euros ».
De quoi financer « la construction de nouveaux logements et à la rénovation des logements de cet organisme » métropolitain, a-t-il annoncé lors de ses vœux.

« Pas de baguette magique »
Une fausse bonne idée, selon l’équipe de campagne de son principal rival, Christian Estrosi. « Pour bien gérer, encore faut-il savoir compter », stigmatisent dans un communiqué commun Dominique Estrosi-Sassone, Philippe Pradal et Anthony Borré.
Or, justement, selon la garde rapprochée du maire sortant, le compte n’y est pas. Même si Côte d’Azur habitat dispose bien de 4.000 logements hors territoire métropolitain, pour engranger de telles recettes il faudrait vendre chacun d’eux « en moyenne 100.000 euros ». Ce qui, à entendre ces élus de la majorité, n’aurait « rien d’évident » au regard des prix du marché. Surtout en dehors du littoral.
L’équipe de campagne rappelle, en outre, que Côte d’Azur habitat « doit encore rembourser 200 millions d’euros de prêts sur ces appartements, ce qui divise d’un coup (pas de baguette magique celui-là) l’addition de moitié ! »
Sans oublier les pertes de loyers estimées à « 20 millions d’euros » et la centaine d’agents qu’il faudrait « licencier ». De quoi faire fondre la manne financière envisagée par Eric Ciotti.