Par Le Figaro avec AFP
Le 13 janvier 2026 à 01h47
Photo d’illustration d’un vaccin contre le Covid-19.
Tobias Arhelger / stock.adobe.com
Une étude, publiée dans le Lancet mardi, se penche sur les personnes qui, à l’époque, ont hésité à se faire vacciner.
La majorité des personnes qui hésitaient initialement à se vacciner contre le Covid au Royaume-Uni a fini par le faire, montre une étude publiée mardi, qui souligne que le scepticisme face à la vaccination n’est pas gravé dans le marbre. «La majorité du temps, les hésitations face aux vaccins anti-Covid-19 se basaient sur des craintes concrètes auxquelles le temps et une bonne information permettent de répondre pour finalement les surmonter», conclut cette étude, publiée dans le Lancet.
Lancés en 2021, les vaccins anti-Covid ont largement permis d’enrayer la pandémie grâce à leur efficacité et leur sécurité désormais largement documentées sur la base de milliards de vaccinations dans le monde.
L’étude se penche sur les personnes qui, à l’époque, ont hésité à se faire vacciner. Elle a été réalisée en deux temps, d’abord en mesurant la proportion d’hésitants – à partir de questionnaires envoyés à un gros million de Britanniques entre janvier 2021 et mars 2022 -, puis en regardant combien d’entre eux ont finalement opté en faveur de la vaccination.
Taux d’hésitants en baisse
Premier enseignement, le taux d’hésitants a nettement baissé au cours du temps. Il était initialement de 8%, en janvier 2021, dans un contexte où les données sur la vaccination provenaient essentiellement d’essais cliniques et non de la vie réelle, pour baisser à environ 1% un an plus tard. La majorité des hésitants a fini par se faire vacciner : environ deux tiers d’entre eux ont fait ce choix, selon des données du système de santé britannique arrêtées à début 2024.
Les hésitations ont généralement été surmontées quand les personnes s’inquiétaient spécifiquement de l’efficacité et des effets à long terme des vaccins anti-Covid, dont certains – Pfizer/BioNTech et Moderna – étaient basés sur la technologie innovante de l’ARN messager. En revanche, les personnes plus sceptiques vis-à-vis des vaccins en général et méfiantes envers l’industrie pharmaceutique ont persisté à ne pas se faire vacciner.
Ces résultats permettent «d’étudier différentes catégories d’hésitations, ainsi que la manière dont elles influencent la vaccination», soulignent, dans un commentaire séparé au Lancet, les chercheurs italiens Claudia Palmieri et Silvio Tafuri, qui n’ont pas participé à l’étude. Toutefois, ils «reflètent le cadre exceptionnel de la vaccination anti-SARS-CoV-2», nuancent-ils, jugeant désormais «crucial de vérifier si des facteurs semblables affectent des vaccinations ordinaires», qu’elles soient de routine comme la rougeole chez les enfants, ou saisonnière comme la grippe.