Éric Jean-Jean.
Ampilhac Mireille/ABACA

Invité du podcast de Laurent Karila Addiktion, l’animateur radio est revenu sur sa dépendance à l’alcool dont il s’est libéré en 2018.

C’est un combat qu’Éric Jean-Jean a longtemps préféré taire : celui qu’il a mené contre l’alcoolisme. Invité du dernier épisode du podcast Addiktion de Laurent Karila diffusé le 6 janvier, l’animateur radio est revenu sur cette période sombre de sa vie. À l’époque, le visage familier de RTL peinait à reconnaître la gravité du problème. «Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite… Je n’étais pas ivre tous les jours, je continuais à travailler, à faire de la radio», a-t-il confié au médecin de «Ça commence aujourd’hui».

Né dans un milieu où le vin faisait partie des traditions, il était difficile d’y échapper : «La première fois que j’ai été ivre j’avais 7 ans, je finissais les fonds de verres». Dans sa jeunesse, il est ensuite victime d’un grave accident de moto à 23 ans, qui l’a contraint à rester sobre avant de renouer avec l’alcool trois ans plus tard, lorsqu’il commence sa carrière sur NRJ12. «J’avais des périodes où je faisais beaucoup la fête, je buvais deux à trois fois par semaine», s’est-il souvenu.


Passer la publicité

Une consommation répétée qui a fini par laisser des traces visibles. «Je suis passé de 85 à 100 kilos à cause de l’alcool, de la malbouffe… Je pouvais boire jusqu’à deux litres de bière», a expliqué l’expert en musique. Avant d’ajouter : «Mon problème avec l’alcool ce n’est pas que j’aimais ça, c’est que j’adorais être bourré». Puis, un jour, tout s’arrête. Éric Jean-Jean choisit d’y mettre un terme, avant d’y replonger quelques années plus tard.

«Le mardi 20, c’était fini»

À la trentaine, le Girondin s’autorise de nouveau quelques verres, s’efforçant de ne pas resombrer dans l’ivresse. Ce n’est qu’à partir de 45 ans qu’il retombe véritablement dans ses travers. «J’enchaînais les galères dans ma vie personnelle, mes parents venaient de décéder, je m’étais séparé de la mère de mes enfants. Je n’arrivais pas à m’arrêter et là, j’ai commencé à me rendre compte que j’avais un vrai problème avec l’alcool.», a-t-il révélé. Le producteur de 58 ans s’est souvenu d’un épisode témoin de cette période difficile : «J’arrive un peu en retard dans un repas de famille, mon oncle me sert un whisky… Je bois, je bois, et je me retrouve hyper bourré au milieu de ma famille. Je ne me rappelle pas de tout juste que j’ai été un vrai connard !»

Désormais submergé par une dépendance qu’il ne contrôle plus, c’est sa sœur qui finit par intervenir et l’incite à suivre plusieurs thérapies. Après une première tentative infructueuse auprès d’un addictologue à la «méthode trop douce», Éric Jean-Jean rencontre un second spécialiste qui changera tout. « Il m’a dit : “Tu arrêteras quand tu seras prêt”. Il m’a demandé de noter chaque jour ma consommation d’alcool. Le 19 mars 2018, j’écris : cinq pintes de bière et trois verres de blanc. Le mardi 20, c’était fini », a-t-il conclu.