En s’imposant sur la pelouse du Parc des Princes face au PSG (0-1), le Paris FC a signé bien plus qu’une simple qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe de France. Le club de la capitale a réalisé un exploit majeur, sans doute l’un des plus retentissants de son histoire récente, en éliminant le double tenant du titre chez lui. Face à une équipe parisienne pourtant supérieure sur le papier et auréolée d’un Trophée des Champions remporté quelques jours plus tôt contre l’OM, les hommes de Stéphane Gilli ont livré une prestation d’une rare maturité, mêlant rigueur défensive, solidarité collective et sang-froid dans les moments clés. «Je leur avais dit que j’étais fier de ce qu’ils avaient fait, de ce qu’ils avaient montré, mais que je pouvais pas être content en tant que compétiteur, parce qu’il y avait une défaite (en Ligue 1, huit jours plus tôt, ndlr), pour être tout à fait honnête, souvent ces matchs-là, les joueurs se motivent tout seuls quand on joue le PSG et les grosses équipes comme ça. Mais par contre, on s’est servi du premier match, on a fait beaucoup de vidéos, on a fait des retours sur des choses qu’on avait analysées et qui n’avaient pas très bien fonctionné, par rapport à des pertes de balles, par rapport au manque de justesse technique. Donc ce soir, je leur ai dit que j’étais fier et content du résultat, de ce qu’ils ont montré, de cette équipe, de ces valeurs», a affirmé l’entraîneur français en conférence de presse. Cette victoire référence donne une tout autre dimension à la saison du PFC et renforce l’idée d’un groupe capable de rivaliser dans les grands rendez-vous.

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Sur le plan tactique, le Paris FC a parfaitement exécuté son plan de jeu. Alignés dans un 5-4-1 compact, les visiteurs ont accepté de subir, mais sans jamais rompre. Les lignes sont restées serrées, les couloirs bien fermés et les espaces dans l’axe réduits au minimum, forçant le PSG à multiplier les centres et les frappes lointaines. «En faisant ces deux matches face au PSG, même si on a été en difficulté parce qu’on sait que dans la maîtrise collective de temps en temps, c’est difficile, mais que ces matchs vont nous servir pour la confiance pour voir quand tout le monde travaille, quand tout le monde est impliqué, on est capable de faire des grandes choses, voilà. Je pense qu’en début de saison, on a un peu surperformé parce qu’il y avait Ilan, par exemple, qui a marqué énormément de buts et des beaux buts. L’équipe était peut-être en surrégime. Sur la fin de la première partie de saison, je trouve que ce n’était pas notre niveau», a conclu Gilli. Le travail défensif collectif, des pistons aux centraux, a été remarquable, tout comme la discipline affichée dans les replis et le pressing ponctuel pour gêner la relance parisienne. Derrière ce bloc, Nkambadio a incarné la sérénité, multipliant les interventions décisives pour maintenir son équipe à flot et offrir au PFC le droit de croire jusqu’au bout à un scénario renversant.

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Le groupe veut y croire

Offensivement, le Paris FC n’a pas cherché à se découvrir inutilement, mais a su faire preuve d’un réalisme glaçant lorsque l’opportunité s’est présentée. Sur l’une de ses rares transitions, parfaitement menée après une récupération haute, Kebbal a su fixer et temporiser avant de trouver Ikoné dans le dos de la défense parisienne. L’ancien joueur formé au PSG n’a alors pas tremblé pour conclure et donner l’avantage aux siens, symbolisant à merveille la capacité du PFC à exploiter la moindre faille. Cette efficacité, alliée à une gestion intelligente des temps faibles, a permis au club parisien de résister à la pression finale et de faire tomber un géant : «Franchement, on est très content, on a su bien défendre, c’est l’une des plus grosses équipes en Europe. On est content de repartir avec la victoire, ça fait du bien et j’espère que ça va nous lancer pour le championnat aussi. Un derby gagné en étant formé au PSG ? Je suis super content de mon but, j’ai pu marquer là où j’ai été formé. Que du bonheur, que du plaisir ! J’espère que ce n’est pas le dernier et que je vais continuer à aller de l’avant», a détaillé le héros Jonathan Ikoné. Avec un mercato qui s’annonce mouvementé, le Paris FC a de quoi rebondir rapidement et enchaîner.

Au-delà de la qualification, cette victoire pourrait servir de véritable socle pour la suite de la saison du Paris FC. «C’est un exploit ! C’était un match très difficile, dans des matches comme ça, on doit tous beaucoup courir. Ils ont eu beaucoup d’occasions, on a eu un grand gardien. On a piqué au moment où il le fallait. On a eu un peu de réussite mais dans des matches contre ces équipes-là, il en faut un peu. Je suis très heureux de la qualification. Contre ce genre d’équipes, on peut aller les chercher, mais celles qui le font en prennent 3, 4 ou 5. Ils ont des joueurs de classe mondiale. On savait qu’on allait subir mais on savait qu’il y allait avoir des espaces, surtout en deuxième mi-temps. On savait qu’on allait avoir deux ou trois occasions», a affirmé Ilan Kebbal en zone mixte. En dominant le PSG dans un contexte aussi exigeant, le PFC s’offre une référence collective forte, capable de renforcer la confiance du groupe et de légitimer ses ambitions. Ce succès prouve que l’équipe de Stéphane Gilli peut rivaliser avec des adversaires bien plus armés, à condition de respecter son cadre tactique et son identité de jeu. Désormais, le défi consistera à capitaliser sur cet exploit pour en faire un levier de progression durable, aussi bien en Coupe de France qu’en championnat, où cette performance pourrait agir comme un puissant catalyseur.

Pub. le 13/01/2026 00:45
– MAJ le 13/01/2026 06:14