Les éleveurs de vaches montbéliardes ne monteront pas à Paris pour le salon de l’agriculture 2026 du 21 février au 1er mars. Une décision compréhensible même si le salon représente beaucoup pour Frédéric Chabod, éleveur à Ornans.

L’info d’ICI Besançon sur l’annulation des concours de bovins au salon de l’agriculture qui se tiendra à Paris du 21 février au 1er mars. La décision vient des différents organismes de sélections des différentes races dont la Montbéliarde. Une décision prise en pleine crise de la dermatose nodulaire contagieuse d’abord en Franche-Comté puis dans le Sud-Ouest de la France.

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Pas de concours : c’est une déception mais c’est compréhensible pour Frédéric Chabod, éleveur de Montbéliardes à Ornans, au Gaec de la Grange Guyot. Sur la façade du bâtiment, sur les hauteurs, on retrouve une trentaine de plaques de toutes les couleurs. On ne plaisante pas avec les concours : « il y a toutes les plaques avec des participations au concours départemental, cantonal et puis national ». Celles dont Frédéric est le plus fier, ce sont celles du salon de l’agriculture à Paris : « il y en a trois, une participation en 2005, un deuxième prix de section en 2020 et même chose l’an dernier. C’est un peu l’image de la ferme ».

illustration agrandir l'image Orphée ne fera pas le voyage à Paris cette année © Radio France – Cédric Lieto « Le troupeau est là, c’est l’essentiel »

Mais cette année, Frédéric Chabod va rester à la maison. Une décision logique : « il y a danger et s’il y a danger, il faut rester à la maison. Entre la passion et la raison, c’est la raison qui l’emporte toujours ». A l’intérieur du bâtiment qui abrite environ 140 bêtes, Orphée reste donc à quai. Cette Montbéliarde de sept ans avait terminé deuxième l’an passé et l’éleveur voulait l’inscrire pour les sélections cette année. Frédéric avait bon espoir : « il n’y a pas de regrets, aujourd’hui, l’important est qu’elle soit là et que le troupeau soit préservé. Je pense à tous les éleveurs qui ont tout perdu. Si demain, on déplace les animaux et qu’on chope la maladie, ce sera du gâchis. Le troupeau est là, c’est l’essentiel ».

Des concours, il y en aura d’autres, à condition que des garanties sanitaires soient apportées, poursuit l’éleveur. Quant à l’agenda de Frédéric Chabod, il s’est allégé pour la fin février : « on va faire du ski, ça va aller pareil… »

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