Marine Le Pen, cheffe de file du Rassemblement national, au tribunal correctionnel de Paris pour son procès pour détournement présumé de fonds publics européens, le 18 novembre 2024. Marine Le Pen, cheffe de file du Rassemblement national, au tribunal correctionnel de Paris pour son procès pour détournement présumé de fonds publics européens, le 18 novembre 2024. ALAIN JOCARD/AFP

L’avenir politique de Marine Le Pen va se jouer à partir de mardi 13 janvier : l’ancienne présidente du Rassemblement national (RN), condamnée le 31 mars 2025 à quatre ans de prison, dont deux ferme mais sous bracelet électronique, et à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire – c’est-à-dire immédiate –, va être jugée en appel jusqu’au 12 février à Paris pour détournements de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national. La décision n’est pas attendue avant l’été. Pour l’heure, la députée du Pas-de-Calais a perdu son droit de vote et n’est plus éligible, mais une jurisprudence du Conseil constitutionnel lui permet de terminer son mandat.

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En cas de nouvelle condamnation – et l’hypothèse n’est pas improbable –, Marine Le Pen risque dix ans de prison et ne pourra guère se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Si son inéligibilité était confirmée, la députée a indiqué début novembre 2025 qu’elle ne se présenterait « évidemment pas », sans attendre une décision de la Cour de cassation. A l’inverse, elle a répété qu’il était « sûr et certain » qu’elle briguerait à nouveau la présidence de la République « si elle pouvait être candidate » et a confié conserver un « tout petit espoir ».

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