Lundi 12 janvier, dans l’Atrium inauguré en 2024, Anne Fraïsse, présidente de l’université Paul-Valéry de Montpellier, a défendu une stratégie à rebours des injonctions budgétaires de l’État.

Combative, Anne Fraïsse, au moment de présenter ses vœux ce lundi 12 janvier dans l’Atrium, le nouveau lieu de vie de l’université Paul Valéry sorti de terre en 2024.

Et si la présidente du pôle d’enseignement supérieur a évoqué les projets de 2026 – dont le lancement du chantier de rénovation de l’ancienne BU, des avancées sur le projet d’extension de l’antenne Du-Guesclin de Béziers ou la relance des discussions pour faire sortir de terre son FabLab La Fabrique – elle a surtout envoyé un message fort à son ministère.

« Pour l’État, nous sommes un déficit et des finances dans le rouge »

« Pour l’État, nous sommes un déficit et des finances dans le rouge. Une université avec trop d’étudiants et pas assez de budget. Nous défendons une stratégie différente. Quand je nous regarde, je vois des résultats, un superbe campus, l’arrivée de la ligne 5 du tramway, des équipes en nombre insuffisant mais qui se démènent pour défendre une certaine idée du service public », a plaidé Anne Fraïsse, pour son 14e exercice en tant que présidente. « Nous ne devrions accueillir que 17 000 étudiants à cause de nos finances, nous maintenons le cap à 23 000. Et nos résultats sont là. + 6 % de réussite en licence sur cinq ans, + 5 % en master. En 2026 à Montpellier, nous gardons nos convictions ! »