Le score final à 8-2peut laisser planer le doute mais le voisin basqu a par moments rappelé que le moindre relâchement ou grain de suffisance peut se payer cher. Ça peut même être hors de prix chez…
Le score final à 8-2 peut laisser planer le doute mais le voisin basqu a par moments rappelé que le moindre relâchement ou grain de suffisance peut se payer cher. Ça peut même être hors de prix chez des concurrents directs pour le haut de tableau tel les Dragons de Rouen qui les attendent ce mardi (20 heures).
Concentration et adaptation
Dans le dernier tiers, l’entraîneur Olivier Dimet avait même été contraint de poser un temps mort : « J’ai dit stop parce qu’il faut respecter le jeu, détaille-t-il. Même si tu mènes 5-1, il faut respecter le jeu. Il y avait 4 000 personnes dans la patinoire qui sont venues pour voir une équipe jouer de la bonne façon et je pense qu’à ce moment-là ce n’était plus le cas. On jouait un peu les mains en haut du guidon avec trop de facilité, donc un excès de confiance ».
Pour accrocher le trio de tête qui compte actuellement entre quatre et sept points d’avance sur Bordeaux, et voir loin en play-offs, la concentration et l’adaptation à toutes les situations doivent encore être peaufinées par les Boxers. « Être constant sur 60 minutes, c’est ce qu’on veut améliorer en tant qu’équipe parce qu’en play-offs ou contre les gros clubs, les petites relâches peuvent être fatales », confirme l’attaquant québécois Mathieu Pompei.
Autre exemple : alors qu’ils sont la meilleure équipe en supériorité numérique (28 buts sur 97 situations soit 28,87 % de conversion) et avaient déjà marqué deux buts sur trois dans cette situation contre Anglet, les Bordelais ont semblé quelque peu déstabilisés quand leur adversaire s’est retrouvé à trois contre cinq pendant cinq minutes. « Ça nous a un peu déréglés et coupé notre dynamique. Mais aujourd’hui, c’est une exigence qu’il faut avoir si on veut espérer aller à très haut niveau. On va corriger le tir et le travailler », assure Dimet.
Vigilance et confiance
Battre largement Anglet c’est bien, tenter de rebattre Rouen sur sa patinoire c’est mieux. Après avoir loupé le coche à Angers le 4 janvier dernier, l’occasion de refaire le coup de la mi-novembre en Normandie (2-3 tab) se représente. Or pour rivaliser, les trous d’airs seront interdits. « À Rouen, ça sera important d’être prêt dès le début de la rencontre parce que contre eux, il n’y aura pas de cadeau ».
Pour Kaylian Leborgne, les siens seront évidemment attendus mais ils arriveront avec le plein de confiance offensive : « La dernière fois on était arrivé avec la confiance d’avoir battu Angers juste avant et là on gagne avec un gros score et beaucoup de buts avant d’aller là-bas et comme il faut marquer pour gagner… ». C.Q.F.D.
Le match