Il n’aura joué qu’une poignée de matches avec l’OM, qu’il n’a dirigé, au final, que deux saisons et demie. Mais l’image de Rolland Courbis, qui avait ses habitudes au Sofitel qui surplombe le Vieux-Port, ne peut être dissociée de celle de Marseille, ville qui l’a vu naître le 12 août 1953 et où il a noué dans sa jeunesse ses plus solides et fidèles amitiés. Il y a Jacques Bayle, son adjoint historique aux côtés duquel il a bourlingué dans plusieurs aventures exotiques. « Sa sœur habitait au-dessus de chez moi, j’avais 10 ans quand j’ai commencé à le connaître, rappelle-t-il. Il était unique. Il m’avait toujours dit : ‘Promets-moi que le jour où je meurs, tu ne pleureras pas’. Je n’ai pas tenu promesse… »
Il y a eu aussi José Anigo, de huit ans son cadet mais qui, comme lui, a grandi dans les quartiers Nord. Et Paul Visciano. « J’avais 16 ans, il en avait 18, on s’est rencontré sur un terrain de football et, depuis ce jour, on ne s’est jamais quitté », dévoile, la gorge nouée, celui qui est devenu le patron de « Chez Michel », institution de la Bouillabaisse sise aux Catalans. « On ne se voyait pas tous les jours, mais on s’appelait deux fois par semaine, on se voyait trois ou quatre fois…