Deux hommes ont été condamnés par le tribunal de Montpellier pour cambriolage, ce vendredi 9 janvier. L’un d’eux a également été sanctionné pour une tentative d’évasion, lors de laquelle une policière a été blessée.

Alors que son examen avait débuté à 13 h 30, l’affaire examinée ce vendredi 9 janvier par le tribunal de Montpellier n’aura connu son dénouement que… 7 h plus tard ! Les faits, eux, remontent au mois d’octobre 2024, dans le quartier de La Chamberte.

La victime, 94 ans, était en train de jardiner

Deux ressortissants algériens de 28 et 33 ans sont interpellés alors qu’ils sautent la clôture d’un pavillon, après avoir complètement fouillé ce dernier et emporté un coffre à bijoux. La propriétaire, une dame de 94 ans qui jardinait au moment des faits, n’a rien vu du larcin. Ce n’est pas le cas de sa voisine qui, observant les curieux allers-retours, prend une série de photos et prévient la police.

Confrontés aux images lors de leur garde à vue, les deux hommes vont reconnaître les faits, indiquant qu’ils pensaient la maison vide. Mais l’un d’eux va tenter un geste désespéré. Lors de son audition au commissariat central, il essaie de fausser compagnie aux agents en prenant la fuite par une porte de service. La policière qui tente de le retenir sera violemment bousculée et blessée à la pommette, et ce sont trois de ses collègues qui stopperont la course folle au bas d’un escalier.

Des voix à l’origine de la tentative d’évasion ?

Pour expliquer son geste, l’accusé évoquera des voix qui « lui ont intimé l’ordre de courir ». Des déclarations qui poussent son avocat à demander une expertise psychiatrique, réalisée la veille du procès mais dont le rapport n’a pas été transmis à temps. Premier couac, et première suspension d’audience. Le rapport arrivera finalement en toute fin de journée. Il conclut « au caractère imprévisible de l’accusé, toutefois éligible à une sanction. » Des conclusions trop tardives pour Me Codognes, avocat de la défense. Le refus de sa demande de report d’audience provoquera une nouvelle montée de tension, notamment avec la présidente du tribunal et dans le box des accusés, présentés pour la troisième fois aux juges dans le cadre de cette affaire.

Retour en prison

Le plus jeune, arrivé en France depuis cinq ans et en situation irrégulière, a déjà été condamné pour vol avec effraction par le tribunal de Nantes en 2023. Le second, qui a commis la tentative d’évasion, vit en France avec sa compagne et son enfant de 2 ans, a récemment fait sa demande de renouvellement de son titre de séjour, et ne présente aucune mention sur son casier judiciaire.

Tenant compte de cela, et de sa situation familiale, le tribunal l’a condamné à six mois de prison pour le cambriolage, six mois supplémentaires pour la tentative d’évasion, et à indemniser la policière blessée. Son comparse, lui, écope de la même peine pour le vol du coffret à bijoux, à laquelle s’ajoute six mois d’un précédent sursis, ainsi qu’une interdiction de paraître sur le territoire français d’une durée de cinq ans. Tous deux sont retournés en prison à l’issue de leur procès.