120 brassards, 118 lumières (avant et arrière), 105 gilets et 180 catadioptres. Fin décembre, les dons de l’association Veloxygene90 se comptaient par centaines. Du matériel offert dans l’objectif d’améliorer l’éclairage et par conséquent la visibilité des deux-roues. Une nouvelle année, l’association cycliste a tenté de résoudre ce mal avec des ateliers entamés dès le mois d’octobre pour diagnostiquer les vélos problématiques et distribuer du matériel.
Le dernier de la saison se tient ce mardi 13 janvier à 16 h 30 à Belfort, près du cinéma, au niveau de la place Jeanine Bazin.

Quatre éléments obligatoires

« Les gens n’ont pas conscience de ne pas être suffisamment éclairés ». Pour la présidente de Veloxygène90 Évelyne Petit, les raisons d’un mauvais éclairage (ou de son absence) sont multiples. Économique parfois, avec des vélos vendus sans éclairage ou encore le « manque de motivation d’un rachat après un vol ». Parfois par négligence. Au total, « un tiers des personnes à vélo sont mal éclairées » même si la « situation s’améliore ».
Pour rappel, selon la loi, quatre éléments sont obligatoires sur un vélo : à l’arrière un ou plusieurs catadioptres de couleur rouge, sur le côté des catadioptres orange visibles ou des pneus munis de dispositifs rétroréfléchissants homologués, à l’avant un catadioptre blanc visible et enfin, sur les pédales, des catadioptres de couleur orangée. En cas d’infraction, l’amende peut monter jusqu‘à 38 €.

Les livreurs ciblés

À l’occasion de cet ultime atelier, les cyclistes peuvent venir faire un diagnostic de l’éclairage de leur vélo. Grâce à des financements venus de la Ville de Belfort, du conseil départemental, de la préfecture et de la Prévention routière, les équipements nécessaires sont offerts avec une cible prioritaire : « On essaie de toucher les livreurs à vélo ». Un public souvent dans la précarité.