Joueur du Bayern Munich pendant
huit ans, Willy Sagnol garde un souvenir mitigé de son passage en
Allemagne.
Retraité depuis 2008, Willy Sagnol est resté proche des
terrains. Après une carrière de joueur réussie, qui l’a vu évoluer
à Saint-Étienne (1996-1997), à Monaco (1997-2000) puis au Bayern Munich
(2000-2008), l’ancien international français (58 sélections) est
devenu entraîneur. Une reconversion entamée chez les Espoirs qu’il
poursuit actuellement sur le banc de la Géorgie, dont il est le
sélectionneur depuis 2021.
De passage au micro de Kampo, le podcast animé par le
journaliste Smaïl Bouabdellah, l’ex-latéral droit des Bleus est
revenu sur son passage en Bavière, où il a disputé 277 matches. Une
expérience qui lui a permis d’enrichir son palmarès, avec notamment
une Ligue des champions (2001) et cinq titres en Bundesliga à la
clé (2001, 2003, 2005, 2006 et 2008), mais dont il garde un
souvenir mitigé sur le plan humain.
« Professionnellement, dans le boulot, j’ai adoré,
parce que les Allemands ils sont carrés. Ils sont comme j’aime.
Personnellement ? C’est différent, explique le Stéphanois
de naissance (48 ans), qui a fait partie d’un vestiaire bavarois
composé à l’époque de joueurs comme Oliver Kahn, Bastian
Schweinsteiger ou Mehmet Scholl. C’est dur de s’amuser avec un
Allemand. Le sens de l’humour en Allemagne, il est… (il
hésite). »
Willy Sagnol: « Les Allemands n’ont pas de sens de
l’humour »
« Nous, parfois, en France, on n’a pas toujours le bon
sens de l’humour, reprend-il. Les Anglais – puisque ma
femme est britannique –, ils ont un humour que j’ai parfois du mal
à comprendre parce qu’il est trop développé, trop deuxième ou
troisième degré. Mais par contre, les Allemands, ils n’ont pas de
sens de l’humour, quoi ! Comme on dit, ils rigolent quand il
se coincent leur… dans la fermeture éclair. »
Pour autant, Willy Sagnol ne regrette pas du tout d’avoir évolué
dans l’un des plus grands clubs européens. Un Bayern Munich qui lui
a beaucoup apporté sur le plan footballistique, faisant ainsi de
lui l’une des références à son poste au niveau international.
« Mais voilà, j’étais à Munich pour le travail. Donc le
reste, ce n’était pas important, dit-il. L’important,
c’était moi, de m’épanouir dans mon travail. » Du travail
bien fait.