Par
Dorine Goth
Publié le
13 janv. 2026 à 18h34
La préfecture de Police a peu changé en 10 ans, date de son dernier passage. Dans la bouche du nouveau préfet de Police de Paris, cette phrase qui peut sembler rassurante sonne comme un reproche. Ce mardi 13 janvier 2026, à l’occasion de la cérémonie d’introduction des nouvelles recrues de l’institution parisienne, Patrice Faure, nouvellement nommé, a l’intention d’imposer sa vision. Celle-ci a été résumée en trois principes : excellence, proximité et fermeté. Une rupture avec la « souplesse » et « tact » demandée par son prédécesseur, Laurent Nuñez, aujourd’hui ministre de l’Intérieur.
Un vent de changement
Pour ça, quatre grands objectifs ont été dressés : conforter le rôle de la préfecture de Police comme puissance agissant pour la sécurité du quotidien, augmenter son potentiel d’action avec les nouvelles technologies afin d’être agiles face aux nouvelles menaces cyber, être reconnus comme un service public efficace et continuer de faire rayonner l’institution. « La préfecture de Police ne craint pas le changement », a-t-il appelé.
Dans le viseur, les « nouvelles formes de délinquances », notamment celles liées à l’usage de psychotropes dits « gaz hilarants ». « C’est une nouvelle forme de drogue. On va s’adapter et aller vite », promet Patrice Faure. Autre moyen attendu, l’autorisation de l’usage de l’intelligence artificielle pour la détection de faits de délinquance. « On pourrait ainsi suivre un véhicule comme lors du cambriolage du Louvre par exemple », présente-t-il.
Son usage avait été adopté comme une mesure expérimentale pendant les Jeux olympiques de Paris 2024. Depuis son usage est en discussion à l’Assemblée nationale afin de légiférer sur la technologie.
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