Après l’humiliation de dimanche en Coupe de France à domicile contre Montpellier, rien ne va plus entre le FC Metz et ses supporters. Ils alternent entre colère et consternation.
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« Ce soir, nous avons été indignes du blason que l’on porte sur notre maillot. Et je tiens à présenter mes excuses auprès de tous nos supporters qui sont venus encore nombreux à Saint-Symphorien. »
C’est en ces mots que s’est exprimé le capitaine Gauthier Hein sur les réseaux sociaux après la lourde défaite de dimanche face à Montpellier. De retour à Saint-Symphorien, les grenats se sont fait écraser en 16ème de finale de la Coupe de France. Score final 0 à 4 face au 9ème de la Ligue 2.
« La situation ne concerne pas uniquement les joueurs. C’est tout le club, à tous les étages, qui doit assumer ce moment difficile », tempère le capitaine.
Ce mardi 13 janvier après-midi, l’entraînement de l’équipe était ouvert au public. Sur le bord du terrain, les passionnés présents sont déçus, s’interrogent, analysent…mais soutiennent coûte que coûte. Sandra, supportrice depuis 32 ans, explique : « je n’ai pas vu d’équipe. Je n’ai vu que l’équipe de Montpellier sur le terrain. Je n’ai pas reconnu mon FC Metz ». Ce qui ne l’empêche pas de demander dédicaces et selfies.

Les inconditionnels étaient tout de même présents à l’entraînement.
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© Tiphaine Niederlander/Francetv
Sur les réseaux, les supporters alternent entre colère et consternation. « Le cirque FC Metz ! », peut-on lire sur la page du club. Ailleurs, l’ironie va bon train. « Quelle belle équipe de chevreuil », « Je pensais jusqu’ici que « les branquignols » étaient le titre d’un film, mais non… », « Zéro gestion, zéro ambitions, zéro respect, zéro résultats ».
Certains, comme la page Facebook Le feu sacré, réclament une démission collective :
Le fondateur de cette page d’info dédiée au FC Metz, Gilles Marchal, explique : « Je suis fan du FC Metz depuis les années 80. Je fais partie de la génération qui a connu Molinari, 2 Coupes de France, une Coupe de la Ligue. C’est une équipe légendaire. C’est pour ça que les supporters qui se déplacent à chaque match sont si en colère. »
« La situation du club est telle qu’il est condamné à vendre ses pépites », ajoute-t-il. Il fait référence à l’annonce de la vente de Brian Madjo, officialisée ce lundi au club d’Aston Villa pour une somme qui avoisinerait les 12 millions d’euros.
On passe du précédent match contre le PSG où on voyait jouer des Graoully à celui-ci avec des chèvres.
Sylvain Kastendeuch, un des joueurs mythiques des Grenats, puis des Bleus, appelle à relativiser. « Ce que j’ai envie de demander c’est de calmer un peu les réactions. Il y a une grande ingratitude notamment par rapport au président. Si Bernard Serin quitte le club, je ne sais pas quel sera l’avenir du FC Metz. Avant de demander une démission, il faut réfléchir à une solution alternative et aujourd’hui le club ne l’a pas. Je trouve qu’il y a une sévérité et une agressivité qu’il faudrait relativiser, d’autant plus que le maintien est aujourd’hui encore possible. »
Tous les regards seront braqués sur le match de dimanche. Un derby alsaco-lorrain contre Stransbourg au stade de la Meinau. Peut-être une dernière occasion de se reprendre.
Certains supporters appellent à vider les tribunes pour créer un électrochoc. Ce n’est pas le cas de Gilles Marchal, qui déclare : « Je suivrai le match et je serai derrière le club. »