Premiers du Groupe A de National 2, les Girondins de Bordeaux peuvent se tourner vers la deuxième partie de saison avec optimisme. Les troupes de Bruno Irles sont ainsi bien positionnées pour se rapprocher encore un peu plus du football professionnel. Le club vient d’ailleurs d’officialiser un joli coup plus tôt dans la journée, s’offrant Almamy Touré, membre de la belle épopée monégasque de 2017 et sans club dernièrement, alors que Karim Saada est devenu le nouveau directeur du recrutement bordelais.

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Et Gérard Lopez, très silencieux ces derniers mois, s’est offert une sortie médiatique assez fracassante en cette soirée de mardi, dans les colonnes de L’Equipe. Le président des Girondins de Bordeaux a notamment répondu aux vives critiques à son égard, et a ouvert la porte à l’arrivée de nouveaux investisseurs. « Posez la question à tous ceux qui critiquent. Moi, je le fais parce que j’ai envie que ce club retrouve sa place. Et, à la différence de ceux qui n’arrêtent pas de critiquer et qui n’investissent pas, je le fais. Quand j’ai dit que nous allions passer par un plan de redressement, je l’ai fait. Je l’ai financé, je continue à le financer. Quand je suis arrivé, le club était au tribunal de commerce. Il n’y avait personne pour le sauver, personne pour investir, personne pour faire quoi que ce soit. On doute de l’amour que je peux maintenant avoir pour ce club-là, pour les gens, pour les joueurs, pour des supporters dont je reçois des messages de remerciements. Je le fais pour ces gens-là. Je n’ai rien à gagner. J’ai envie de faire l’investissement qu’il faut. Je suis patient », a-t-il d’abord déclaré.

Lopez tire à tout va

« Lizarazu devrait parler de foot plutôt que des choses qu’il ne comprend pas. Quand je suis arrivé dans le club, la situation était celle qu’elle était. Quand on parle de la dette, une grosse partie de la dette correspond à l’argent que j’ai mis dans le club et j’ai abandonné cette dette-là. J’ai mis beaucoup plus que lui ou d’autres qui n’ont jamais rien mis. J’ai été là quand personne n’a voulu s’occuper du club la première fois. Ce n’est pas parce que vous avez joué dans un club et que vous êtes un grand footballeur que ça vous donne le droit de dire tout ce que vous voulez sans pour autant faire quelque chose ou a minima vous informer », a-t-il aussi expliqué, tentant aussi d’expliquer ses échecs à Boavista ainsi qu’à Mouscron par des situations passées déjà compliquées au sein de ces clubs. Le président de l’EA Guingamp Frédéric Legrand en a aussi pris pour son grade suite à des critiques qu’il avait formulées dernièrement : « ouvrir sa gueule quand on ne prend pas de risques, c’est hyper facile. Ce monsieur, il a mis combien d’argent dans le foot français ? Rien. Il en a retenu, il est payé tous les mois. Moi, j’en ai mis, donc je n’ai pas de leçons à recevoir de quelqu’un qui se fait payer tous les mois pour après parler sur un sujet comme ça ».

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Par ailleurs, l’attractivité retrouvée du club, selon Lopez du moins, suscite l’intérêt régulier de fonds d’investissement et d’investisseurs extérieurs. Une éventuelle ouverture du capital est envisagée, mais sous la forme d’une participation minoritaire. Lopez assure toutefois aborder cette question avec prudence, refusant les modèles du passé fondés sur des investissements massifs et risqués, afin de garantir un projet durable. Il indique d’ailleurs préférer se concentrer sur des petits investisseurs locaux. Quoi qu’il en soit, cette interview ressemblait plus à un règlement de comptes avec ses détracteurs qu’à une intervention médiatique visant à rassurer ses supporters…

Pub. le 13/01/2026 22:58
– MAJ le 13/01/2026 23:51