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00:19
L’Iran accuse les États-Unis de chercher un «prétexte» pour une intervention militaire
La mission iranienne à l’ONU a accusé mardi les États-Unis de chercher un «prétexte» pour intervenir militairement en Iran, secoué par un mouvement de contestation, après que Donald Trump a menacé d’agir «de manière très forte» contre Téhéran en cas d’exécutions de manifestants.
«Les fantasmes et la politique des États-Unis à l’égard de l’Iran sont fondés sur un changement de régime, avec des sanctions, des menaces, des troubles orchestrés et le chaos servant de modus operandi pour fabriquer un prétexte à une intervention militaire», a écrit la mission iranienne sur X, dans un message accompagné d’une lettre de protestation adressée aux dirigeants de l’ONU.
L’Iran a également accusé le président américain d’encourager la déstabilisation politique, d’inciter à la violence et de menacer la souveraineté, l’intégrité territoriale et la sécurité nationale du pays. «Les États-Unis et le régime israélien portent une responsabilité juridique directe et indéniable dans la perte de vies civiles innocentes qui en résulte, en particulier parmi les jeunes», écrit l’ambassadeur iranien auprès des Nations unies, Amir Saeid Iravani, dans sa lettre adressée au Conseil de sécurité de l’ONU ainsi qu’au secrétaire général de l’ONU, António Guterres.
En Iran, le pouvoir émoussé d’Ali Khamenei, un guide suprême en sursis
Hier
23:45
Washington appelle ses ressortissants à évacuer l’Iran «immédiatement»
Washington a appelé les ressortissants américains à évacuer l’Iran «immédiatement», les incitant à prendre la route via l’Arménie ou la Turquie «si les conditions le permettent».
«Les manifestations à travers l’Iran continuent de s’intensifier. Les mesures de sécurité sont renforcées, les routes sont fermées, les transports publics sont perturbés et l’accès à Internet est bloqué. Le gouvernement iranien a restreint l’accès aux réseaux mobiles, fixes et à Internet», écrit dans un communiqué le secrétariat d’État aux affaires étrangères.
«Le régime tue sans retenue» : en Iran, la répression vire au massacre
22:54
«Le régime tue sans retenue» : en Iran, la répression vire au massacre
Ali Dehghan, 55 ans, Mahmoud Moussavi, 29 ans, Erfan Faraji, 18 ans… Alors que les informations s’échappent au compte-gouttes d’Iran, toujours soumis à un black-out général sur l’internet, la liste des victimes de la répression s’allonge à une allure glaçante.
Selon la chaîne iranienne en exil Iran International, au moins 12 000 personnes auraient été tuées, principalement durant les nuits de jeudi et vendredi. C’est « le plus grand massacre de l’histoire iranienne contemporaine », affirme son comité de direction dans un communiqué publié ce mardi. Selon le média d’opposition, l’ordre de tirer à balles réelles aurait été directement donné par le Conseil suprême de la sécurité nationale, avec le blanc-seing du guide suprême, Ali Khamenei.
22:08
Donald Trump promet des «mesures très fermes» contre le gouvernement iranien s’il procédait à des pendaisons de manifestants
Le président Donald Trump a déclaré mardi que les États-Unis prendraient des «mesures très fermes» si le gouvernement iranien commençait à pendre des manifestants, sans toutefois préciser quelles seraient ces mesures.
«Je n’ai pas entendu parler de pendaisons. S’ils les pendent, vous allez voir certaines choses…Nous prendrons des mesures très fermes s’ils font une telle chose», a déclaré Trump à CBS News lors d’une interview.
Bertille Bayart : «L’“opération Fed” de Donald Trump tourne au fiasco»
20:51
Starlink, propriété d’Elon Musk, désormais proposé gratuitement en Iran
Le service d’accès à internet Starlink est désormais proposé gratuitement en Iran, alors que le pouvoir, confronté à des manifestations monstres depuis plusieurs jours, a coupé l’accès à Internet. Selon Bloomberg, SpaceX, propriété d’Elon Musk, a supprimé les frais d’abonnement à Starlink en Iran.
Les autorités iraniennes avaient réussi à brouiller lundi pour la première fois à grande échelle les terminaux Starlink pour enrayer la contestation. La République islamique a développé au fil des ans une capacité hors du commun de contrôle de son réseau.
Très aisé à mettre en œuvre, le contrôle s’opère dans la «couche logique du routage. Ils sont capables d’un contrôle très fin, pouvant décider que tel ou tel côté de telle ou telle rue a internet ou pas», selon Kave Salamantian, professeur à l’Université de Savoie, spécialiste de la géopolitique du cyberespace et co-auteur d’une étude sur l’internet iranien.
Starlink peut permettre de surmonter le problème, avec sa constellation de satellites en orbite basse (LEO) permettant d’avoir internet en établissant une connexion de données entre ces satellites évoluant à environ 550 kilomètres d’altitude et les utilisateurs au sol, s’affranchissant des accès internet locaux.
Pourquoi Starlink peine à reconnecter un Iran coupé d’internet
19:27
L’UE a convoqué l’ambassadeur d’Iran à Bruxelles
L’Union européenne a convoqué l’ambassadeur d’Iran à Bruxelles, a indiqué mardi un responsable européen sous couvert d’anonymat, sans donner plus de détails.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a également promis mardi que de nouvelles sanctions contre Téhéran allaient être «rapidement» proposées aux 27, après un bilan jugé «effroyable» des victimes de la répression des manifestations en Iran.
Tueurs à gage, recrutement d’immigrés et ordres de l’Iran : le puissant gang suédois Foxtrot ciblé par une opération de police décisive
19:17
L’envoyé de la Maison-Blanche Steve Witkoff aurait secrètement rencontré le fils du Shah
Selon des informations d’Axios, l’envoyé spécial de la Maison-Blanche Steve Witkoff aurait secrètement rencontré l’ancien prince héritier d’Iran, Reza Pahlavi, afin de discuter de la situation en Iran.
«Nous voulons le retour du roi» : à Washington, la diaspora iranienne réclame le Shah
19:11
Probablement «des milliers» de manifestants tués, selon une ONG
Au moins 734 manifestants ont été tués en Iran depuis le début du mouvement de contestation contre le pouvoir, a annoncé mardi l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, selon laquelle le nombre réel de morts pourrait s’élever à plusieurs milliers.
IHR «continue de recevoir des rapports faisant état de milliers de morts dans différentes villes et provinces d’Iran», précise l’organisation, après plus de deux semaines de manifestations.
Environ 500 membres des forces de sécurité iraniennes auraient été tuées, d’après le renseignement israélien, cité par la chaîne de télévision Channel 13.
Iran: «L’aide est en route», promet Donald Trump aux manifestants
17:39
Iran : comprendre les manifestations contre le régime grâce aux cartes
Les protestations se multiplient à travers le pays. Samedi, Donald Trump a affirmé que Washington se tenait « prêt à aider » les manifestants « qui aspirent à la liberté ».
Iran : comprendre les manifestations contre le régime grâce aux cartes
16:51
Le parquet menace les «émeutiers» de poursuites passibles de la peine de mort
Le parquet iranien a annoncé mardi que certaines des personnes arrêtées lors des manifestations s’exposaient à des peines passibles de la peine de mort, sur fond d’inquiétudes sur l’intensification de la répression en Iran. Le bureau des procureurs de Téhéran a déclaré qu’un nombre indéterminé de manifestants seraient poursuivis pour «moharebeh» (guerre contre Dieu, en persan), un des chefs d’accusation les plus graves en Iran et passible de la peine de mort, selon un communiqué cité par la télévision d’État.
Ces «émeutiers» seront «bientôt présentés à la justice», selon la même source. Des centaines, voire des milliers de personnes ont été tuées, selon des défenseurs des droits humains, dans la répression de ce vaste mouvement de contestation, l’un des plus importants depuis la proclamation de la République islamique en 1979. Les médias d’État iraniens affirment de leur côté que des dizaines de membres des forces de sécurité sont morts aux mains des «émeutiers».
16:38
Berlin a convoqué l’ambassadeur d’Iran, appelle à la fin des violences contre les manifestants
Le ministère allemand des Affaires étrangères a convoqué mardi l’ambassadeur iranien, et appelé Téhéran «à mettre fin à la violence contre ses citoyens et à respecter leurs droits». «Les agissements brutaux du régime iranien contre sa propre population sont choquants», a ajouté le ministère dans un message posté sur X.
16:26
Lecornu justifie la prudence de la France par la situation «préoccupante» de Cécile Kohler et Jacques Paris
Sébastien Lecornu a justifié mardi la prudence de la France sur la contestation en Iran par la situation «plus que fragile et préoccupante» de Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus pendant plus de trois ans et actuellement assignés à résidence à l’ambassade de France à Téhéran.
La France a «toujours un éminent devoir de protection de la communauté française présente en Iran», a souligné le Premier ministre devant l’Assemblée nationale, en évoquant «la question de Mme Kohler et de M. Paris, qui sont encore actuellement à l’ambassade, et dont vous savez très bien que la situation reste plus que fragile et préoccupante». «Parler de silence est excessif», a-t-il ajouté. «La République française se tient derrière le peuple iranien».
Le retour en France de Cécile Kohler et Jacques Paris suspendu au sort d’une Iranienne transférée à l’ambassade d’Iran à Paris
16:25
Le Danemark convoque le chargé d’affaires iranien
Le ministère danois des Affaires étrangères a annoncé avoir convoqué le chargé d’affaires d’Iran, l’ambassadeur étant actuellement absent, «afin d’exprimer la condamnation par le gouvernement de l’usage de la violence par le régime iranien contre les manifestants».
Le ministère danois a déclaré dans un communiqué qu’il a également exhorté «l’Iran à respecter ses obligations internationales, y compris le droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion». «Cela vaut également pour la garantie d’un accès libre et sans entrave à internet», a-t-il ajouté.
« L’Iran des ayatollahs : à l’origine de la déstabilisation islamiste mondiale »
16:24
Les organisations syndicales françaises «solidaires» des Iraniens
«Les organisations syndicales françaises, CFDT, CGT, UNSA, FSU et Solidaires expriment leur plein soutien aux mobilisations en cours en Iran, qui se déroulent dans un contexte d’effondrement économique, d’hyper inflation et d’explosion de la pauvreté», font-elles savoir par communiqué. «Les revendications sociales et syndicales sont systématiquement criminalisées, l’appareil judiciaire et sécuritaire instaure un climat de peur pour étouffer toute forme de contestation collective», ajoutent-elles.
«Elles rejettent également les tentatives d’ingérence extérieure provenant, notamment, des États-Unis et d’Israël». «Elles appellent à se joindre au rassemblement le samedi 17 janvier à Paris à 15h, place du Panthéon», concluent-elles.
Image d’illustration.
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16:06
Londres convoque l’ambassadeur d’Iran pour dénoncer la répression des manifestations
Le Royaume-Uni a convoqué l’ambassadeur d’Iran à Londres pour dénoncer la «répression la plus brutale et la plus sanglante contre des manifestations» depuis des années, a annoncé mardi la cheffe de la diplomatie britannique Yvette Cooper devant les députés britanniques.
«Sur mes instructions, le secrétaire d’État chargé du Moyen-Orient a convoqué l’ambassadeur d’Iran pour souligner la gravité du moment, et exiger de l’Iran qu’il réponde aux rapports horribles que nous recevons», et qui font état de «milliers de morts», a-t-elle indiqué.
15:57
Iran: «L’aide est en route», promet Donald Trump aux manifestants
Donald Trump a encouragé mardi les manifestants iraniens à poursuivre leur mouvement jusqu’à renverser les autorités, en promettant sur son réseau Truth Social que «l’aide était en route», sans plus de précisions.
«Patriotes iraniens, CONTINUEZ A MANIFESTER – PRENEZ LE CONTRÔLE DE VOS INSTITUTIONS!!!» a écrit le président américain, précisant qu’il avait «annulé toutes les réunions avec des responsables iraniens tant que les meurtres insensés de manifestants ne s’arrêtaient pas.» Et d’ajouter : «MIGA [Make Iran Great Again].»
15:34
La France convoque l’ambassadeur d’Iran pour dénoncer la répression des manifestations
La France a convoqué mardi l’ambassadeur iranien à Paris pour dénoncer la «violence d’État qui s’est abattue aveuglément sur les manifestants pacifiques», a annoncé le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot devant les députés.
«Nous ne nous arrêterons pas là : il ne saurait y avoir aucune impunité pour ceux qui tournent leurs fusils contre des manifestants pacifiques», a affirmé le chef de la diplomatie française, évoquant les sanctions «rapides» contre Téhéran promises par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.
15:25
L’accréditation de l’ambassadeur d’Iran en Irlande reportée en raison de la répression des manifestations
Le gouvernement irlandais a annoncé mardi avoir décidé de reporter la cérémonie de présentation des lettres de créance du nouvel ambassadeur d’Iran à Dublin, en raison de la répression des manifestations par les autorités iraniennes.
Cette décision «a été prise à la lumière des manifestations en Iran ces derniers jours qui ont entraîné un très grand nombre de tués ou de blessés ainsi qu’une coupure des communications», a déclaré un porte-parole du ministère irlandais des Affaires étrangères dans un communiqué transmis à l’AFP.
Eshaq Al-Habib a été nommé par le ministère iranien des Affaires étrangères fin 2025. Il devait prendre officiellement ses fonctions à l’issue de la cérémonie prévue mardi à la résidence de la présidente irlandaise Catherine Connolly. L’ancien ambassadeur d’Iran en Irlande, Masoud Eslami, occupait ce poste entre 2018 et 2024, depuis lors vacant.
Le premier ministre irlandais Micheál Martin a appelé mardi «à la fin de la répression en Iran». «Il faut une gouvernance différente en Iran, davantage de libertés pour la population, le droit de se réunir librement, le droit à la liberté d’expression et un système de gouvernance plus démocratique», a-t-il déclaré devant des journalistes à Dublin.
14:58
Le Portugal convoque l’ambassadeur d’Iran pour condamner la «répression violente» des contestations
Le Portugal a annoncé mardi avoir convoqué l’ambassadeur d’Iran à Lisbonne pour lui faire part de sa «condamnation véhémente» de la «répression violente des manifestations» des derniers jours contre le régime de Téhéran.
«Par ailleurs, dans un cadre de concertation européenne, le Portugal est prêt à renforcer les sanctions contre l’Iran», a précisé le ministère des Affaires étrangères sur son compte X. Lisbonne a ainsi appelé «à ce que soient respectés les droits des citoyennes et des citoyens iraniens». Le ministre des Affaires étrangères Paulo Rangel a convoqué le représentant de la diplomatie iranienne «pour lui transmettre de vive voix la condamnation véhémente, déjà réitérée ces derniers jours, de la répression violente des manifestations».
14:38
L’ex-impératrice d’Iran appelle les forces de sécurité à rejoindre les manifestants
L’ancienne impératrice d’Iran Farah Pahlavi, veuve du chah renversé par la révolution islamique de 1979, a appelé mardi les forces de sécurité à rejoindre le mouvement de protestation défiant le pouvoir depuis plus de deux semaines.
Farah Pahlavi, âgée de 87 ans, se fait ainsi l’écho de son fils, l’ex-prince héritier Reza Pahlavi, qui avait tenu des propos similaires ces derniers jours et soutient activement les manifestants depuis les États-Unis – son nom est régulièrement scandé aux rassemblements.
«Rappelez-vous que la survie d’aucun gouvernement, le maintien d’aucun avantage, ne justifient que le sang de vos compatriotes soit versé», a-t-elle écrit en s’adressant aux forces de sécurité, leur demandant d’entendre les «cris de colère et de rage» des manifestants et de les «rejoindre avant qu’il ne soit trop tard».
14:31
Des «signes concrets» que les «évènements» remettent en cause «la stabilité du régime», selon le renseignement israélien
«Pour la première fois depuis le début des manifestations, on voit des signes concrets que les événements en Iran commencent à remettre en cause la stabilité même du régime», a confié un haut responsable du renseignement israélien au journaliste de N12 Yaron Avraham. «Selon lui, « il ne s’agit pas encore d’une masse critique, et le régime n’est pas au bord de l’effondrement, mais la courbe des manifestations est en nette et constante augmentation, à un rythme que nous n’avons pas vu au cours des semaines précédentes».
14:14
Le procès de l’Iranienne susceptible d’être échangée contre les Français Kohler et Paris s’est ouvert
Le procès pour apologie du terrorisme de l’Iranienne Mahdieh Esfandiari, possible monnaie d’échange avec Téhéran contre les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, s’est ouvert mardi au tribunal correctionnel de Paris.
«Je suis ici aujourd’hui car je vais enfin pouvoir m’exprimer sur les faits, car il y a eu beaucoup d’histoires erronées me concernant dans les médias, et beaucoup de mensonges», a déclaré la prévenue à la presse devant la salle d’audience, juste avant l’ouverture du procès.
13:52
De la chute du régime à la transition négociée : les différents scénarios possibles en Iran
Alors qu’une troisième semaine de manifestations débute, en dépit de la répression sanglante et de l’oblitération des communications, la suite des événements demeure incertaine.
Les manifestations dans les rues de Téhéran, le 7 janvier 2026.
Akasbashi/SIPA
Commerces à l’arrêt, esquisse de mouvements de grève, protestataires défiant sans interruption les balles, arrestations en série… Alors que la République islamique s’apprête à commémorer, le 11 février, les 47 ans de la chute du chah, les manifestations qui embrasent l’Iran depuis plus de deux semaines résonnent comme un écho familier à la révolution de 1979. Après des années de tyrannie imposée, le régime théocratique vit-il ses dernières heures ? Ou la macabre répression en cours sonnera-t-elle le glas de la contestation ?
LES DIFFÉRENTS SCÉNARIOS EN IRAN
13:27
Ursula von der Leyen veut des sanctions «rapides» après un nombre «horrifiant» de victimes
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a promis mardi que de nouvelles sanctions contre Téhéran allaient être «rapidement» proposées aux 27, après un bilan «effroyable» des victimes de la répression des manifestations en Iran.
«De nouvelles sanctions visant les responsables de la répression seront rapidement proposées», a-t-elle indiqué sur le réseau social X.
12:59
Les Pays-Bas convoquent l’ambassadeur d’Iran
L’ambassadeur d’Iran aux Pays-Bas a été convoqué mardi pour protester contre les violences «excessives» perpétrées contre des manifestants pacifiques en Iran, a déclaré le ministre néerlandais des Affaires étrangères, David van Weel.
«L’Iran doit respecter les droits fondamentaux et rétablir immédiatement l’accès à Internet. Les autorités doivent être tenues pour responsables», a affirmé David van Weel dans une publication sur le réseau social X, affirmant «se tenir aux côtés des Européens afin de sanctionner ces atteintes aux droits de l’homme»
12:29
La militante Malala Yousafzai dénonce le système de «ségrégation» sexiste en place en Iran et se tient «aux côtés du peuple» dans sa quête de liberté
La militante pakistanaise Malala Yousafzai a estimé sur X que «les manifestations en Iran sont indissociables des restrictions de longue date imposées par l’État à l’autonomie des filles et des femmes, dans tous les aspects de la vie publique, y compris l’éducation».
«Le peuple iranien dénonce cette répression depuis longtemps, au péril de sa vie, et sa voix est étouffée depuis des décennies», abonde-t-elle, dénonçant «un système plus vaste de contrôle sexiste, fondé sur la ségrégation, la surveillance et la répression, qui limite la liberté, le choix et la sécurité bien au-delà des murs de l’école».
La militante annonce se tenir «aux côtés du peuple et des filles iraniennes dans leur quête de liberté et de dignité». Et de conclure : «Elles méritent de décider de leur propre avenir.»
11:46
Le Qatar affirme qu’une escalade entre les États-Unis et l’Iran serait «catastrophique» pour la région
Le Qatar a estimé mardi qu’une confrontation entre les États-Unis et l’Iran serait «catastrophique» pour la région, après que le président américain a menacé d’intervenir militairement dans ce pays, en proie à la contestation.
«Nous savons que toute escalade […] aurait des conséquences catastrophiques dans la région et au-delà, et nous voulons donc l’éviter autant que possible», a déclaré le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, durant une conférence de presse à Doha.
11:33
Environ 2000 personnes tuées lors des manifestations, selon un responsable iranien
Un responsable iranien a indiqué, sous couvert d’anonymat, à Reuters, qu’environ 2000 personnes avaient été tuées au cours des manifestations qui enflamment l’Iran depuis le 28 décembre.
Des membres des forces de sécurité font partie des victimes, ajoute le responsable, qui accuse des «terroristes» d’être responsables des décès.
Tirs à balles réelles, gaz lacrymogène, arrestations… En Iran, le régime réprime sans retenue
11:15
Le chef des droits de l’homme de l’ONU «horrifié» par la «répression»
Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Volker Türk s’est dit mardi «horrifié» par la «répression» des manifestations en Iran, qui a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG.
«Il faut cesser de tuer des manifestants pacifiques, et il est inacceptable de qualifier les manifestants de “terroristes” pour justifier la violence à leur égard», a-t-il déclaré dans un communiqué.
11:03
Cécile Kohler et Jacques Paris, assignés à résidence à Téhéran, vont bien
Cécile Kohler et Jacques Paris, assignés à l’ambassade de France à Téhéran en attente d’une potentielle libération, «vont bien» malgré le mouvement contestataire inédit qui secoue l’Iran, a indiqué mardi à l’AFP leur entourage, qui «suit la situation heure par heure».
«Ils sont toujours assignés à résidence à l’ambassade. Ils sont avec les personnels essentiels [de l’ambassade] qui continuent à être très attentifs à leur égard», a déclaré Noémie Kohler, la sœur de Cécile Kohler.
«Leur sécurité est assurée», a souligné de son côté Anne-Laure Paris, la fille de Jacques Paris. «Ils se remettent peu à peu de leur détention, mais ils sont impatients de rentrer», a-t-elle ajouté.
Les deux Français avaient été arrêtés et incarcérés en Iran en mai 2022 avant d’être condamnés respectivement à 20 et 17 ans de prison, notamment pour espionnage pour Israël, en octobre dernier. Ils avaient finalement été libérés, début novembre, avec l’interdiction toutefois de quitter le pays.
Le procès pour apologie du terrorisme de l’Iranienne Mahdieh Esfandiari, qui pourrait être échangée contre Cécile Kohler et Jacques Paris, s’ouvre ce mardi
10:45
L’Australie «condamne le régime iranien», fait savoir son premier ministre
Le premier ministre australien Anthony Albanese a affirmé sur X que son pays est «solidaire du peuple iranien dans sa lutte pour la dignité et la liberté». «Nous condamnons le régime iranien et soutenons un Iran démocratique respectueux des droits humains», a-t-il fait savoir.
10:22
Glucksmann appelle l’UE à sortir «du commentaire» sur l’Iran
L’UE doit sortir «du commentaire» sur l’Iran, a estimé mardi l’eurodéputé social-démocrate Raphaël Glucksmann, candidat potentiel à la présidentielle, et devrait notamment classer les gardiens de la révolution, bras armé du régime, sur sa liste des organisations terroristes.
«Je ne supporte plus ces communiqués de l’Union européenne qui disent “nous surveillons la situation”. Nous ne sommes pas des commentateurs de l’histoire. Au Parlement européen, nous demandons depuis des années que les gardiens de la révolution, qui sont l’instrument de la répression, soient placés sur la liste des organisations terroristes de l’UE», a réclamé Raphaël Glucksmann sur France Inter.
Raphaël Glucksmann prononce un discours lors d’un rassemblement de la gauche sociale-démocrate à Pontoise, le 16 novembre 2025.
GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
«Cela nous permettra d’aller traquer les financements, de cibler leurs leaders, de couper toute relation commerciale, financière» car «il faut que le régime des mollahs tombe», a-t-il affirmé. Pour autant, l’eurodéputé ne fait «aucune confiance aux actions unilatérales de Donald Trump» pour aider au renversement du régime iranien.
«Au Venezuela, il a fait une frappe, il a laissé en place le régime. Tout ça pour servir les intérêts américains», a-t-il déploré. «Entre des frappes unilatérales américaines et simplement des communiqués de presse, il y a des actions qu’on appelle la politique», a-t-il estimé.
Un documentaire inédit dévoile les ascendances troubles de Raphaël Glucksmann
10:03
L’Iran a coupé l’internet «après le début des opérations terroristes», déclare le chef de la diplomatie sur al-Jazeera
L’Iran a coupé les communications par internet le 8 janvier parce que des «opérations terroristes» avaient commencé durant les manifestations, initialement liées à des revendications économiques, a affirmé mardi le chef de la diplomatie sur la chaîne al-Jazeera.
«Le gouvernement dialoguait avec les manifestants. L’internet n’a été coupé que lorsque nous avons été confrontés à des opérations terroristes et constaté que les ordres venaient de l’étranger», a déclaré le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi.
Des défenseurs des droits humains ont accusé la République islamique d’avoir coupé l’internet afin de masquer la répression qui a fait selon eux des centaines, voire des milliers de morts.
09:55
La Finlande convoque l’ambassadeur d’Iran
La Finlande a affirmé se tenir «aux côtés du peuple iranien» et annoncé la convocation mardi de l’ambassadeur iranien à Helsinki, après la coupure d’internet décidée par Téhéran et la violente répression des manifestations. «Le régime iranien a coupé internet pour pouvoir tuer et opprimer en silence», a écrit sur X la ministre finlandaise des Affaires étrangères, Elina Valtonen.
«Cela ne sera pas toléré. Nous sommes aux côtés du peuple iranien, femmes et hommes confondus», a-t-elle poursuivi. Elina Valtonen a également indiqué que la Finlande étudiait, en collaboration avec l’UE, «des mesures pour aider à rendre la liberté au peuple iranien».
09:45
«La situation ne va pas s’améliorer pour la Russie», estime Zelensky en réaction aux manifestations en Iran
«Ce qui se passe actuellement en Iran est un signe clair que la situation ne va pas s’améliorer pour la Russie», a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur X, qui qualifie les manifestations qui enflamment le pays depuis le 28 décembre de «véritable soulèvement».
«Toute personne de bonne volonté sur cette planète souhaite ardemment que le peuple iranien se libère enfin du régime actuel, responsable de tant de souffrances en Ukraine et dans d’autres pays», poursuit Zelensky, qui juge «crucial que le monde ne laisse pas passer cette occasion de changement» et appelle «chaque dirigeant, chaque pays et chaque organisation internationale [à] intervenir sans délai.» «Tout peut encore changer», conclut-il.
09:17
Le chancelier allemand estime que le pouvoir en Iran vit ses «derniers jours et semaines»
Le chancelier allemand Friedrich Merz a estimé mardi que le pouvoir en Iran vit ses «derniers jours et dernières semaines», au moment où les autorités iraniennes sont accusées de réprimer dans le sang de vastes manifestations.
Le chancelier allemand Friedrich Merz.
Ludovic MARIN / REUTERS
«Lorsqu’un régime ne peut se maintenir au pouvoir que par la violence, il est de facto à bout de souffle. Je pars du principe que nous voyons là les derniers jours et semaines de ce régime», a-t-il dit au cours d’un déplacement à Bangalore, dans le sud de l’Inde, selon ses propos retransmis par la télévision allemande.
09:00
L’Espagne convoque l’ambassadeur iranien pour «condamner» la situation
L’Espagne a convoqué mardi l’ambassadeur iranien à Madrid afin de lui exprimer son «ferme rejet et condamnation» de la répression des manifestations qui, selon des ONG, ont fait des centaines de morts en Iran, a annoncé le ministre des Affaires étrangères.
«Le droit des hommes et des femmes iraniens à manifester pacifiquement, leur liberté d’expression, doit être respecté» et les «arrestations arbitraires doivent cesser», a affirmé le ministre José Manuel Albares à la radio Catalunya.
08:44
Les liaisons téléphoniques internationales reprennent avec l’Iran, selon un journaliste de l’AFP
Les liaisons téléphoniques internationales, interrompues depuis vendredi, ont repris mardi avec l’Iran, selon un journaliste de l’AFP à Téhéran.
08:41
La coupure d’internet imposée le 8 janvier en Iran dure depuis 108 heures, selon une ONG
La coupure d’internet en Iran imposée le 8 janvier par les autorités dure maintenant depuis plus de quatre jours et demi, a indiqué mardi l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.
«Cela fait 108 heures que l’Iran a mis en place une coupure de l’internet au niveau national qui isole les Iraniens du reste du monde et les isole les uns des autres», a déclaré Netblocks.
08:38
Le peuple, «sans défense», a besoin de la communauté internationale, dit le réalisateur Jafar Panahi
La répression des manifestations en Iran frappe un peuple «sans défense» qui a besoin du soutien de la communauté internationale pour «en finir» avec le pouvoir en place, a affirmé mardi réalisateur iranien Jafar Panahi, Palme d’or du dernier Festival de Cannes.
«Le peuple iranien est sans défense aujourd’hui et malgré tout ça, il est dans les rues», a salué le cinéaste sur la radio France Inter en dénonçant la brutalité de la répression qui a fait au moins 600 morts selon le bilan d’une organisation non gouvernementale.
08:22
La Chine «sauvegardera» ses intérêts, indique Pékin après les menaces de sanctions de Trump
La Chine a déclaré mardi qu’elle défendrait «résolument» ses intérêts devant l’annonce par le président Donald Trump que les États-Unis frapperaient de droits de douane de 25% tout pays commerçant avec l’Iran, en proie à la contestation.
«Nous avons toujours pensé qu’il n’y avait pas de gagnants dans une guerre commerciale, et la Chine sauvegardera résolument ses droits et intérêts légitimes», a déclaré une porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mao Ning, au cours d’un point-presse régulier.
08:07
Au moins 648 manifestants tués depuis le début de la contestation
Au moins 648 manifestants ont été tués en Iran depuis le 28 décembre, début du mouvement de contestation contre le pouvoir, a annoncé lundi l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège.
Parmi les personnes tuées figurent neuf mineurs, précise l’organisation, faisant également état de milliers de blessés et d’environ 10.000 arrestations. Certaines estimations, que l’ONG n’a pas pu vérifier, évoquent un bilan nettement plus élevé, allant jusqu’à plus de 6000 morts, ajoute-t-elle.
Tirs à balles réelles, gaz lacrymogène, arrestations… En Iran, le régime réprime sans retenue
07:32
Des milliers de manifestants en soutien au pouvoir iranien
À l’appel du président Massoud Pezeshkian, des milliers d’Iraniens ont envahi lundi selon les images de la télévision d’État la place de la Révolution, au cœur de Téhéran, en soutien au pouvoir confronté à l’un de ses plus grands défis depuis la proclamation de la République islamique en 1979. Leur mobilisation est un «avertissement» aux États-Unis, a réagi le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.
Dans la capitale, au milieu de drapeaux de la République islamique et de slogans «Mort à l’Amérique», la foule a récité des prières pour les membres des forces de sécurité tués dans ce que le gouvernement qualifie «d’émeutes». Des dizaines sont morts au total, selon la presse iranienne.
« Quand un régime se sent fort, il n’a pas besoin d’arrêter massivement » : en Iran, le crépuscule de l’ayatollah Ali Khamenei
L’Iran mène une guerre contre des «terroristes», a lancé sur place le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, menaçant d’infliger à Donald Trump une leçon «inoubliable» en cas d’attaque américaine. D’autres rassemblements similaires ont eu lieu dans plusieurs villes, d’après les médias officiels, tandis que le gouvernement a décrété trois jours de deuil national.
07:05
Macron condamne la «violence d’État» en Iran qui «frappe aveuglément» les manifestants
Le président Emmanuel Macron a condamné lundi «la violence d’État» qui «frappe aveuglément» les manifestants en Iran et s’est dit «aux côtés» des défenseurs des «libertés fondamentales».
«Je condamne la violence d’État qui frappe aveuglément les Iraniennes et les Iraniens qui réclament avec courage le respect de leurs droits», a-t-il écrit sur X. «Le respect des libertés fondamentales est une exigence universelle et nous sommes aux côtés de celles et ceux qui les défendent», a-t-il ajouté.
Dans une lettre à Emmanuel Macron, Éric Ciotti appelle le président de la République à reconnaître l’opposition iranienne comme seul interlocuteur
06:55
Le personnel diplomatique non essentiel français a quitté l’Iran
Le personnel diplomatique non essentiel de l’ambassade de France à Téhéran a quitté le territoire de l’Iran en raison des troubles agitant le pays, a-t-on appris lundi soir auprès de deux sources informées du dossier. Ces employés ont quitté l’Iran en deux vagues, dimanche et lundi, ont indiqué ces sources, sans préciser leur nombre. Ils sont partis par des vols commerciaux, a précisé l’une de ces sources.
«Le format de l’ambassade a été reconfiguré pour la mettre en mesure d’assurer ses missions dans le contexte local», a indiqué à l’AFP le ministère des Affaires étrangères, pour qui «la protection de nos agents comme de nos ressortissants est une priorité».
En fonctionnement normal, l’ambassade de France à Téhéran comprend une trentaine d’expatriés, auxquels s’ajoutent quelques dizaines d’employés en statut local. «Notre ambassade est ouverte et fonctionnelle. L’ambassadeur est sur place, avec l’équipe. Nous assurons les services dont nos compatriotes qui se trouveraient en Iran ont besoin», selon le ministère.
06:53
Trump annonce que tout pays commerçant avec l’Iran sera frappé de droits de douane de 25%
Donald Trump, qui continue à envisager l’option militaire face à la répression des manifestations par Téhéran, a annoncé lundi que tout pays commerçant avec l’Iran serait frappé de droits de douane de 25% par les États-Unis. La Chine est le principal partenaire commercial de l’Iran. «Cette décision est définitive» et «prend effet immédiatement», a affirmé le président américain sur son réseau Truth Social.
Donald Trump a plusieurs fois menacé de «frapper très fort» en Iran en cas de répression sanglante, mais n’est pas passé à l’acte. «Les frappes aériennes sont l’une des très nombreuses options qui s’offrent au commandant en chef», a affirmé lundi à la presse la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt.
Toutefois, elle a assuré que «la diplomatie [était] toujours la première option pour le président». Selon elle, une voie diplomatique reste ouverte avec l’Iran, le pouvoir adoptant un «ton très différent» lors de discussions privées avec l’émissaire américain, Steve Witkoff.
Donald Trump s’adresse aux républicains de la Chambre au Trump-Kennedy Center, à Washington, le 6 janvier 2026.
Kevin Lamarque / REUTERS
06:48
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Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré aux manifestations d’ampleur en Iran.
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