Par

Nicolas Stival

Publié le

14 janv. 2026 à 7h16

Depuis avril 2015, l’établissement faisait partie du paysage commercial du centre-ville de Toulouse. Mais il n’a pas passé le cap de 2026. Le restaurant « La Côte & l’Arête » installé au 25, boulevard de Strasbourg, a cessé son activité le 31 décembre, pour mieux se recentrer ailleurs. Dans le même temps, une autre enseigne va prendre la suite au cœur de la Ville rose. Ce qu’il faut savoir.

Une enseigne… à la santé robuste

L’enseigne fondée en 2009 par les frères toulousains Benoît et Ivan Chambon affiche pourtant une santé robuste avec 47,3 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, soit une croissance de 17 % sur l’année écoulée. Aux 22 restaurants existants en France (13 en franchise et 9 en propre) viendront s’ajouter au premier semestre 2026 ceux des périphéries rennaise (en mars) et orléanaise (en avril). Avec un objectif ambitieux pour la marque : 50 établissements dans le pays d’ici 2030.

Changement stratégique

Alors, pourquoi cette fermeture sur le boulevard de Strasbourg ? Le restaurant se portait bien, assure Benoît Chambon, qui évoque un « très joli chiffre de 1,6 million d’euros hors taxes » en 2025. Seulement, cette décision répond à un changement stratégique opéré après la période du Covid, qui avait fait souffrir l’entreprise. Et l’adresse en plein centre ne colle plus à ce repositionnement.

« Notre ADN, c’est plutôt l’extérieur des villes »

« Toulouse a été un énorme tremplin pour nous en termes de notoriété lors de l’ouverture, « rappelle le cofondateur. » Mais notre ADN, c’est plutôt l’extérieur des villes, des restaurants de 450 mètres carrés de plain-pied. Alors que celui du boulevard de Strasbourg, c’est 240 mètres carrés, sur trois niveaux. »

Les frères Chambon s’appuient aussi sur les résultats d’une enquête de satisfaction : « Nos clients nous assimilent à une chaîne de restaurants, et on a du mal à se défaire de cette étiquette », reconnaît Benoît. « La Côte et l’Arête » revendique pourtant ses produits « 100 % frais » et sa cuisine maison. Mais ses dirigeants ont pris acte de cette étude qui confirme leur positionnement loin de l’hypercentre des métropoles.

Cinq autres établissements autour de Toulouse

Dans l’agglomération, les amateurs de côte de bœuf marinée et de poisson, les spécialités de la marque (d’où le nom) ont toujours l’embarras du choix, entre Blagnac, Labège, L’Union, Aucamville ou Plaisance-du-Touch. Sans parler, un peu plus loin, des établissements de Montauban et Albi.

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« La Côte & l’Arête restera toujours toulousain, promettent ses créateurs, originaires d’Aucamville. Nous renforçons même notre investissement au siège. Toulouse est et restera la base de notre développement. »

Ainsi, 4 millions d’euros vont être investis dans de nouveaux locaux à Balma, attendus dès cette année. Ceux-ci comprendront des bureaux, une cuisine test et les installations de la Pyrénéenne des Viandes. Fournisseuse des restaurants de l’enseigne depuis 2015, l’entreprise ariégeoise a été rachetée à 100 % par les frères Chambon au printemps dernier.

Un restaurant italien à la place

L’immeuble du 25, boulevard de Strasbourg, autrefois occupé par la brasserie Le Belge, était resté à l’abandon pendant 13 ans avant de revivre en 2015. L’adresse ne restera pas aussi longtemps en jachère cette fois-ci. Après deux ventes avortées, Benoît et Ivan Chambon ont cédé l’affaire à Gruppomimo.

Cette chaîne de restaurants italiens est née en 2021 à Boulogne-Billancourt. Depuis 2024, elle se développe au-delà de la région parisienne avec des ouvertures successives à Bordeaux, Rennes et Nice.

Que vont devenir les salariés ?

Une partie des 15 salariés de l’ancien établissement travaillera pour la nouvelle enseigne. D’autres ont rejoint des Côte & Arête de la périphérie. Enfin, certains ont préféré négocier une rupture conventionnelle.

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