Par

Antoine Grotteria

Publié le

14 janv. 2026 à 6h32

Tout ébahis devant cette montagne de pierre, flanquée de ses deux tours, les touristes ne détournent pas le regard. En ce mardi 13 janvier 2026, une belle lumière inonde le parvis Jean-Paul II, dans le 4e arrondissement de Paris. Un flux incessant de visiteurs entrent et sortent de la cathédrale Notre-Dame de Paris, dans une atmosphère douce et à la fois bruyante. Ce bruit émane des scies électriques utilisées à divers endroits de la place. Parmi eux, la tribune éphémère installée au-dessus de la crypte archéologique de l’île de la Cité. Édifiée en 2019 après l’incendie du monument historique, la structure de 300 places est en phase de démontage, comme l’a constaté actu Paris. Une lettre d’information écrite par la mairie de Paris Centre a été adressée en ce sens aux habitants, selon des éléments révélés par Le Parisien.

Quatre semaines de démontage

Les travaux ont débuté ce lundi 12 janvier et dureront quatre semaines, jusqu’au 6 février. Ils marquent la fin d’une installation éphémère qui plaisait aux touristes en raison du point de vue spectaculaire qu’il offrait sur la principale façade du lieu de culte. L’ouvrage avait également une fonction de repos. Son existence temporaire avait été actée par la maire de Paris Anne Hidalgo, laquelle avait accédé à la requête du recteur de Notre-Dame, Mgr Patrick Chauvet, en poste jusqu’en 2022.

Le lieu est désormais entouré de grilles. Une poignée d’ouvriers s’attèle à fendre les morceaux de bois. Autour, le sens de la circulation et le stationnement ont été modifiés, selon un arrêté placardé par la voisine préfecture de Police sur un panneau situé à proximité de la tribune, rue de la Cité. Cette étape pose un jalon symbolique dans le réaménagement du parvis et des abords de Notre-Dame.

Les ouvriers s'attèlent à couper les morceaux de bois utilisés pour l'édifice.
Les ouvriers s’attèlent à couper les morceaux de bois utilisés pour l’édifice. (©AG/ actu Paris)

Un an après la réouverture de la cathédrale, en décembre 2024, la ville. Des fouilles préventives sont effectuées depuis plusieurs mois. Une opération replacée dans le contexte historique de la transformation de Notre-Dame et présentée sous la forme d’une fresque. Cette exploration du sous-sol avait déjà permis dans les années 1970 la découverte de vestiges antiques et médiévaux. Autant de trésors réunis dans une crypte dont les secrets restent encore entiers à certains endroits.

Une végétalisation à venir

Dans un rapport publié en 2020, l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) avait indiqué qu’une « réflexion sur des modifications de la crypte afin d’augmenter son attractivité […] (était) en cours ». En ce moment, une exposition sur les objets retrouvés dans la Seine à la Préhistoire dévoile une partie des mystères du fleuve, de ses berges et de son lit.

En attendant d’autres révélations, les fouilles préventives précèdent la conduite d’autres travaux. Objectif, végétaliser l’espace public. Anne Hidalgo l’avait esquissé en octobre 2024. Chapeauté par l’architecture paysagiste Bas Smets, le projet de 50 millions d’euros doit permettre le réaménagement de 4,7 hectares de la point de l’Île de la Cité avec 1 800 mètres carrés d’espaces verts supplémentaires. Les jardins situés au sud du monument intégreront un parc des berges de 400 mètres.

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Sous le parvis, l’ancien parking, autrefois d’une capacité de 238 places, sera réaménagé en promenade. Enfin, un abri sera aménagé sous le parvis. Une volonté de la ville pour affronter la pluie et les fortes chaleurs, qui vont s’accentuer dans les prochaines années avec le réchauffement climatique. La fin des travaux sur le parvis est prévue en 2028.

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