Bazil, 23 ans, réalisateur audiovisuel

« Des dispositifs pour prendre en charge les plus précaires »

« J’aimerais voir sauter tous les dispositifs anti-SDF sur les bancs publics ou devant les vitrines. Et, même si à Marseille beaucoup d’associations jouent leur rôle, il faut des dispositifs publics pour une prise en charge des plus précaires. Une réflexion sur les logements vacants doit aussi être menée. On ne peut plus accepter de voir des immeubles vides quand des personnes dorment dehors. Le renforcement de la réglementation contre les Airbnb est une bonne chose et il faudrait que tout le marché locatif soit davantage encadré : chacun doit pouvoir se loger dignement, notamment les étudiants. Sur des aspects plus légers, j’aimerais un meilleur entretien des terrains de basket, notamment à Vallier. »

Céline, 45 ans, salariée d’une association

Céline, 45 ans, habitante des 4e-5e arrondissements de Marseille.Céline, 45 ans, habitante des 4e-5e arrondissements de Marseille. / Photo P.K.. »Les citoyens doivent être plus informés et plus impliqués »

« Les choses vont dans le bon sens mais j’aimerais que les citoyens soient davantage informés et impliqués sur les évolutions du quartier. C’est essentiel pour recréer une vie de quartier et tisser des liens entre les habitants. Globalement, je pense qu’il faut davantage d’aménagements publics et de végétalisation, notamment à destination des enfants. J’aimerais aussi des mesures pour permettre une régulation des loyers et des prix de l’immobilier : ici, les prix se sont envolés et certains n’arrivent plus à se loger. Enfin, il faut imaginer une gratuité (au moins partielle) des transports en commun, pour encourager les gens à laisser leur voiture dans des parkings relais loin du centre-ville. »

François, 63 ans, commerçant

François, 63 ans, commerçant, habitant des 4e-5e arrondissements de Marseille.François, 63 ans, commerçant, habitant des 4e-5e arrondissements de Marseille. / Photo P.K. »On ne peut pas abandonner ce quartier aux bobos »

« Je dois avouer que je suis assez mécontent de ce qu’est devenu mon quartier, et Marseille en général. Des nouveaux arrivants, de Paris et d’ailleurs, ont débarqué et transforment notre ville. On ne peut pas abandonner ce quartier aux bobos, qui imposent certaines habitudes et font grimper les prix de l’immobilier par exemple. Il n’y a plus de vie de quartier et on perd l’identité marseillaise. Je ne sais pas ce que le futur maire peut faire mais parfois, j’aimerais faire marche arrière. L’autre problème reste la propreté. La collecte est correcte mais il y a beaucoup d’incivisme des Marseillais. Je ne pense pas que la verbalisation soit la réponse, il faut plus d’éducation et de sensibilisation sur ce sujet. »

Eulalie, 48 ans, habitante des 4e-5e arrondissements de Marseille.Eulalie, 48 ans, habitante des 4e-5e arrondissements de Marseille. / Photo P.K. »Sécuriser les abords des écoles et les cheminements piétons »

« On a une offre en transports en commun exemplaire dans le quartier, ce qui doit permettre de réduire la place de la voiture. Cela permettrait de sécuriser les cheminements des piétons. Beaucoup de pistes cyclables sont sur le trottoir et ça ne marche pas, il faudrait les remettre sur la route. Quand on a des enfants, la cohabitation vélo-piétons est dangereuse. Je pense qu’un effort doit être fait aux abords des écoles : devant Michelet-Foch, on a le tram, les voitures et les vélos qui passent sans véritable espace dédié pour la sortie des enfants. On manque également de véritables espaces verts, le parc Longchamp étant l’unique carré de verdure du quartier. Enfin, la propreté reste un problème et il faudrait davantage de collectes. »

Frédéric, 55 ans, éducateur

Frédéric, 55 ans, habitant des 4e-5e arrondissements à Marseille et éducateur.Frédéric, 55 ans, habitant des 4e-5e arrondissements à Marseille et éducateur. / Photo PK »On a besoin d’entretien sur les nouveaux aménagements »

« De bonnes choses ont été faites, comme l’aménagement de la place Sébastopol où les gens avaient envie de pouvoir se poser. Mais on a besoin d’entretien sur ces nouveaux aménagements pour ne pas en perdre les bénéfices. Les zones végétalisées sont jonchées de détritus et il faut donc un suivi et sensibiliser des usagers. La propreté s’est un peu améliorée mais l’incivisme des Marseillais reste problématique et s’il faut taper au portefeuille… Par ailleurs, si avoir libéré en partie la place Sébastopol des voitures est une bonne chose, on a besoin de places de stationnement dans le secteur. Face à des transports en commun qui ne sont pas parfaits dans toute la ville, beaucoup d’habitants ont encore besoin de leur voiture. »

Morgane, 33 ans, chargée de communication

Morgane, 33 ans, habitante des 4e-5e arrondissements de Marseille.Morgane, 33 ans, habitante des 4e-5e arrondissements de Marseille. / Photo P.K. »Il n’y a pas eu de véritable évolution sur les transports »

« J’habite le Camas depuis six ans et il n’y a pas eu de véritable évolution sur les transports depuis. Si le quartier est plutôt bien doté, il est difficile de rejoindre certaines parties de la ville en transports en commun. Aller vers le littoral ou le nord de la ville sans voiture est un parcours du combattant et il faudrait un développement des transports à la hauteur de la ville. Le logement constitue aussi une priorité, avec des loyers qui ont flambé depuis le Covid. J’attends aussi de vraies mesures en faveur de l’écologie, notamment de véritables sanctions pour les grandes entreprises ou les bateaux de croisières, qui polluent énormément et rendent dérisoires les efforts individuels des petits citoyens. »