Une trentaine de parents d’élèves ont effectué leur cinquième manifestation contre l’absence répétée de plusieurs professeurs depuis quatre mois. Ce collectif, fédérant plus d’une centaine de parents, avait déjà organisé trois rassemblements devant ce collège où sont scolarisés 600 enfants. Une mobilisation s’est également déroulée devant le Rectorat de l’académie de Bordeaux le 17 décembre.

Un millier d’heures perdues

Sur la base de ses calculs, le collectif estime que les élèves ont perdu 1 000 heures de cours depuis la grande rentrée. « Toutes les classes et plusieurs matières sont concernées : le français, les maths, l’histoire-géographie, l’anglais… » précise une des parents, Virginie Seguinaud. « Nous essayons de comprendre ce qu’il se passe sans incriminer les enseignants car tout cela est de la responsabilité de l’État. Et nous ne sommes pas non plus contre la direction de l’établissement. »

« Le nombre d’élèves diminue nous dit-on. L’État anticipe les baisses démographiques en réduisant le nombre de professeurs. On sacrifie une génération… »

Interrogée sur place, celle-ci n’a désiré faire aucun commentaire. Ce collège est-il maudit ? Est-ce juste le fruit du hasard ? Pourquoi tant d’absents dans cet établissement a priori calme et sans souci ? Certains parents d’élèves y voient un problème systémique : « Le nombre d’élèves diminue nous dit-on. L’État anticipe les baisses démographiques en réduisant le nombre de professeurs. Il n’y a pas assez de contractuels. On sacrifie une génération… »

Une enquête lancée

En réponse, le Rectorat rappelle qu’une délégation de parents d’élèves a été reçue. « Le sujet est pris très au sérieux. » En conséquence plusieurs mesures ont été décidées dont « une mobilisation accélérée de professeurs remplaçants en cas de congés maladie de longue durée ». Un professeur de français à demeure a été affecté pour suppléer « au pied levé » les absences dans cette discipline. En outre, ⁠ « une dotation de moyens supplémentaires au collège permettant de rattraper des cours non assurés lorsque cela est possible » est promise. Et pour éclaircir la situation : « Une enquête administrative a été diligentée dès la semaine de la rentrée de janvier. »