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Rédaction Terra

Publié le

14 janv. 2026 à 15h18

L’annonce par le Premier ministre d’un moratoire immédiat sur les décisions liées à l’eau et d’une future loi d’urgence en faveur de la production agricole résonne fortement en Bretagne et en Pays de la Loire. Depuis plusieurs semaines, les FDSEA et les Jeunes Agriculteurs alertaient sur les orientations jugées trop contraignantes du projet de SAGE Vilaine porté par la commission locale de l’eau (CLE). « Enfin, nous avons été entendus », réagissent-ils.

Pour les organisations professionnelles, ce moratoire doit se traduire concrètement par une suspension immédiate des travaux de la CLE Vilaine. « En application de l’annonce du Premier ministre, nous demandons que les travaux soient arrêtés sans délai. Si ce n’est pas le cas, nous serons présents pour protester lors des prochaines réunions », préviennent la FRSEA et les JA de Bretagne et des Pays de la Loire.

Eau et agriculture

La loi d’urgence annoncée doit, selon eux, permettre de « concilier protection de l’eau et protection de l’agriculture », dans l’esprit de la loi du 24 mars 2025 d’orientation pour la souveraineté alimentaire, qui reconnaît l’agriculture comme un intérêt général majeur et un intérêt fondamental de la Nation. Elle devra aussi renforcer la place des agriculteurs dans les instances de gouvernance de l’eau, notamment au sein des comités de bassin et des commissions locales de l’eau.

Ce n’est qu’une fois ces nouvelles orientations clarifiées que les travaux sur le SAGE Vilaine pourront reprendre, afin de réécrire le projet en profondeur. La profession demande que les futures règles privilégient les démarches volontaires plutôt que les contraintes, qu’elles s’appuient sur une véritable étude d’impact socio-économique, et qu’elles soient adaptées pour ne pas remettre en cause le potentiel de production agricole des territoires concernés.

Pour les représentants agricoles, l’enjeu est clair : il s’agit de garantir à la fois la préservation de la ressource en eau et la capacité de la France à produire et à assurer sa souveraineté alimentaire. Un équilibre qu’ils entendent désormais voir inscrit noir sur blanc dans les politiques publiques de l’eau.

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