Après l’enlèvement sidérant du président vénézuélien Nicolas Maduro par les États-Unis, quelle influence Washington pourrait avoir dans la campagne électorale en Colombie cette année ? Yann Basset, professeur de Sciences Politiques à l’Université du Rosario, à Bogota, est l’invité de RFI.
La Colombie vit ces derniers mois au rythme des menaces de Donald Trump. Après avoir fait enlever Nicolas Maduro au Venezuela, le président américain a menacé le président Gustavo Petro. Avant cela, le locataire de la Maison Blanche avait déjà accusé son homologue colombien de liens avec le trafic de drogue. Il a ensuite semblé adoucir son discours : les deux dirigeants se sont parlé au téléphone le 7 janvier 2026. Les Colombiens sont tout de même inquiets, pour certains, d’un nouveau revirement du président américain à l’avenir, témoignent-ils au micro de notre correspondante en Colombie, Najet Benrabaa. Avant les élections législatives (8 mars 2026) et présidentielle (31 mai 2026), l’appel entre les deux hommes apparaît tout de même comme un signe d’apaisement qui pourrait temporairement « mettre en veille » la question du rôle des États-Unis dans la campagne, estime Yann Basset, professeur de Sciences Politiques à l’Université du Rosario à Bogota. « Cela peut montrer que Gustavo Petro est capable d’une bonne gestion des relations internationales, ou en tout cas qu’il est plus raisonnable que ne le dépeint la droite », poursuit-il. La sécurité reste néanmoins l’un des enjeux centraux de la campagne. « Gustavo Petro avait promis une « paix totale », qui a largement échoué, car les groupes armés ont profité des négociations pour se renforcer, notamment à proximité de la frontière avec le Venezuela », rappelle le chercheur.
Chili: dénouement judiciaire pour un manifestant rendu aveugle
Gustavo Gatica. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais il est bien connu au Chili : en 2019, cet étudiant a été rendu totalement aveugle par des tirs de billes de plomb des forces de l’ordre. Les Chiliens manifestaient alors contre la hausse du prix des transports publics et contre les inégalités sociales héritées de la dictature de Pinochet. Six ans après, l’ancien policier a été acquitté définitivement, lit-on en Une du quotidien conservateur El Mercurio. Il a été reconnu comme auteur des tirs mais considéré comme en état de légitime défense, précise le site CiperChile. Car Gustavo Gatica a été filmé en train de jeter une pierre en direction de la police un peu plus tôt. Ce jugement est « un triomphe historique », se félicite Claudio Crespo, l’ancien membre des forces de l’ordre, cité par radio Bío Bío. À la sortie du tribunal à Santiago, sur un ton offensif, il en a profité pour apporter son « soutien » aux policiers qui, dit-il, devront « faire face à la barbarie et à l’insurrection » ces prochains mois, car il anticipe des manifestations contre le nouveau président d’extrême-droite José Antonio Kast, qui prendra ses fonctions début mars 2026. Gustavo Gatica, lui, sera dans l’opposition. Il vient d’être élu député indépendant. Il regrette « qu’une personne qui a rendu aveugle un citoyen » ne soit pas sanctionnée par de la prison, précise le journal La Tercera. Plus de 450 personnes ont été blessées aux yeux, rendues aveugles ou éborgnées lors des manifestations de la fin 2019 au Chili.
Dans le journal de La 1ère…
En Martinique, cela fait trois jours que les bus du TCSP sont « à l’arrêt » entre Le Lamentin et Fort-de-France, explique Benoît Ferrand, d’Outre-Mer La 1ère.