Des palissades de protection empêchent les passants d’assister à l’opération de déconstruction. Mais les bras des engins de chantier qui de temps à autre émergent de l’îlot de l’avenue Jeanne-d’Arc laissent deviner l’ampleur des interventions. Après plusieurs semaines de désamiantage, une opération assurée par l’entreprise meusienne Brabant, le centre commercial de la rue Jeanne-d’Arc vit ses dernières heures.

Vidé de ses occupants depuis de nombreux mois, cet établissement progressivement déserté par les commerçants, en proie de surcroît à des problèmes d’étanchéité, n’était plus qu’une vilaine verrue qui gâchait le paysage.

Sa seule et ultime fonction aura été néanmoins, en juillet dernier, de servir de terrain d’entraînement pour les forces de l’ordre et de secours, en l’occurrence les policiers du RAID (unité Recherche, assistance, intervention et dissuasion) et les hommes du SDIS (Service départemental d’incendie et de secours).

La future place de Londres

Cette opération d’envergure, qui intrigue de nombreux passants, fait suite à la démolition des immeubles Haarlem, Courlis, Serins et Hulottes, situés à quelques centaines de mètres. Elle s’inscrit dans le cadre de l’acte II de l’ANRU, censé métamorphoser le quartier Vand’Est-Étoile-Forêt Noire.

À la place du centre commercial, sera aménagée une nouvelle place, irriguée par des artères favorisant les déplacements doux, et des axes de verdure, excroissances du parc Richard-Pouille. Une nouvelle MJC y sera construite, en remplacement de la MJC Étoile, bientôt démolie également. La Fabrique des possibles, tiers-lieu, abritée actuellement dans un immeuble de l’avenue du Général-Leclerc, y est également attendue, ainsi que l’HiLo, une entité dédiée à la mémoire du quartier.

À l’horizon 2027

La future place de Londres accueillera aussi la nouvelle agence commerciale MMH, laquelle sera surplombée d’une trentaine d’appartements, destinés à la vente. En face, de l’autre côté de la rue Jeanne-d’Arc devrait être construit un immeuble mixte comprenant des logements, et au rez-de-chaussée, des commerces de proximité.

Pour mémoire Le coût de l’acte II de la rénovation urbaine, à Vandœuvre, est estimé à 97 millions d’euros. L’ANRU (Agence nationale de rénovation urbaine) abonde à hauteur de 20 millions d’euros. Le reste de l’enveloppe budgétaire est assumé par les bailleurs sociaux, la Ville et la Métropole. Ce programme prévu par engagement sur la période de 2015-2026, donnera lieu à des travaux au-delà de cette période ; la future place de Londres étant attendue à l’horizon 2027.