Le policier accusé d’avoir tiré sur le jeune Aboubacar Fofana à Nantes en 2018, alors qu’il tentait de fuir un contrôle, a maintenu la thèse d’un tir accidentel depuis le premier jour de son procès, lundi dernier, où il est jugé pour des violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Après avoir évoqué la légitime défense lors de sa première audition, il a affirmé tout au long de l’enquête que le tir était parti accidentellement alors qu’il était penché dans la voiture d’Aboubacar Fofana, 22 ans, tentant de l’arrêter. Ce mercredi 14 janvier, le policier a déclaré devant la cour criminelle de Loire-Atlantique que le tir était parti après ce « corps à corps » alors qu’il se tenait à l’extérieur du véhicule, l’expert balistique et le médecin légiste s’accordant sur le fait que le tireur se trouvait à l’extérieur.

La crainte de voir la voiture se diriger vers lui

Le policier a dit avoir « accidentellement » pressé sur la détente de son arme, sortie par crainte de voir la voiture se diriger vers lui. L’accusé a reconnu face à la cour avoir « menti » lors de sa première audition en plaidant la légitime défense. Confirmant son renvoi devant la cour criminelle, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes a notamment considéré que la victime n’exposait pas les personnes présentes à un risque pour leur vie ou leur intégrité physique au moment du tir. Le verdict est attendu ce vendredi.