Scott Adams et son personnage « Dilbert », à Dublin (Californie), le 26 octobre 2006. Scott Adams et son personnage « Dilbert », à Dublin (Californie), le 26 octobre 2006. MARCIO JOSE SANCHEZ/AP

Les ascenseurs, les recoins pour machines à café, les panneaux d’affichage des centrales syndicales ont longtemps été le royaume réservé de Scott Adams. Rarement œuvre d’un auteur de bande dessinée aura été autant photocopiée et accrochée dans les espaces communs des entreprises. Son strip Dilbert parlait du monde du travail et de sa vacuité. En retour, le monde du travail a élargi son audience en diffusant son esthétique minimaliste au-delà des journaux pour lesquels elle avait été initialement conçu.

Au sommet de son succès, plus de 2 000 titres à travers le monde publiaient simultanément Dilbert. Un chiffre équivalent à ceux des plus grands strips de l’histoire des comics, comme les Peanuts ou Garfield, mais qui diminua brutalement de moitié en 2023 après que son créateur eut tenu des propos racistes sur son podcast.

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Scott Adams est mort le 13 janvier à son domicile de Pleasanton (Californie) à l’âge de 68 ans, des suites d’un cancer de la prostate dont il avait annoncé l’existence il y a huit mois. Né en 1957 à Windham, dans l’Etat de New York, d’un père employé des postes et d’une mère agente immobilière, puis ouvrière, il commence à travailler dans une banque, puis dans une compagnie de téléphone.

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