Par

Léa Pippinato

Publié le

14 janv. 2026 à 18h38

Ce jeudi 8 janvier 2026, peu après 21h, des policiers du groupe de sécurité de proximité (GSP) patrouillent avenue Pierre Mendès-France, à Montpellier. Derrière eux, un automobiliste freine brusquement à la vue d’un radar de vitesse. Le geste surprend : quelques secondes plus tard, le conducteur accélère fortement et prend la direction du secteur du Millénaire.

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Les policiers nationaux tentent d’intercepter le véhicule. Rien n’y fait : le conducteur poursuit sa route. Les agents se portent à sa hauteur, baissent leur vitre et ordonnent l’arrêt. L’homme refuse et ironise même, demandant s’il doit se garer sur le rond-point qui arrive.

Une fuite dangereuse

La situation s’envenime. Le véhicule s’engage vers l’autoroute et les policiers finissent par le perdre de vue. Durant la course, le conducteur tente à deux reprises de percuter la voiture des forces de l’ordre. Avant de décrocher, les policiers relèvent la plaque d’immatriculation. Le véhicule appartient à un joueur de rugby évoluant dans un club de l’Hérault. L’enquête permet d’identifier le propriétaire, âgé de 30 ans. Deux jours plus tard, les forces de l’ordre se rendent à son domicile. Personne ne répond. Ils laissent instruction de se présenter le lendemain matin à 9h30 pour une audition. L’homme vient comme demandé.

Face aux enquêteurs, il reconnaît les faits, affirme avoir perdu le contrôle de son véhicule et avoir paniqué. Il explique aussi qu’il ne lui restait que deux points sur son permis au moment des faits. Cette situation aurait motivé sa fuite. Les trois policiers déposent plainte et le chauffard écope d’une COPJ (convocation par officier de police judiciaire) pour le 26 mai. Son véhicule est saisi et placé sous scellés dans l’attente de la décision judiciaire.

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