La Grande-Bretagne a grimpé dans le classement des destinations pour les nouveaux investissements directs étrangers (IDE), portée par la croissance de l’intelligence artificielle et des énergies propres, mais doit encore faire davantage pour attirer d’autres types d’investissements, a indiqué le cabinet de conseil McKinsey.
Le Royaume-Uni s’est classé troisième destination mondiale pour les nouveaux projets d’IDE annoncés entre 2022 et 2025, derrière les États-Unis et l’Inde, gagnant une place par rapport à la période 2015-2019 où il occupait la quatrième position, selon un rapport publié jeudi par McKinsey.
Les entrées d’IDE, ajustées de l’inflation, ont atteint en moyenne environ 85 milliards de dollars par an, soit une hausse de 40% par rapport à la période précédant la pandémie de COVID-19, et supérieure à la progression de 20% des IDE annoncés dans le monde, précise le rapport. En comparaison, la France et l’Allemagne ont attiré en moyenne respectivement 45 milliards et 43 milliards de dollars.
Le gouvernement britannique a déclaré vouloir attirer davantage d’investissements étrangers dans le cadre de sa stratégie visant à accélérer la productivité et la croissance économique du pays, jugées insuffisantes.
McKinsey souligne également :
- Une grande partie des nouveaux IDE au Royaume-Uni se concentre sur des opérations dans les énergies propres et l’IA, d’une valeur supérieure à 1 milliard de dollars chacune, tandis que les investissements dans l’industrie manufacturière avancée, comme les batteries pour véhicules électriques et les semi-conducteurs, restent limités ;
- Environ 80% des flux annoncés vers la Grande-Bretagne proviennent d’Europe et des États-Unis, exposant le pays au risque de passer à côté d’investissements en provenance du Golfe, de la Corée du Sud, de Taïwan et d’autres régions ;
- Les IDE annoncés dans les combustibles fossiles au Royaume-Uni ont chuté d’environ 80%, contre une baisse d’environ 30% au niveau mondial, ce qui pourrait s’expliquer par l’augmentation des taxes sur les compagnies pétrolières et gazières.