Il n’en tire aucune gloriole immédiate pour ne pas se porter la guigne mais reconnaît que « les regards sur (lui) ont changé ». Porté par un contexte national particulièrement favorable au Rassemblement national, Franck Allisio vire à 30% dans les intentions de vote dans le dernier sondage Ipsos pour La Marseillaise à jeu égal avec le maire sortant (DVG) Benoît Payan.
Et reléguant pour la première fois de l’histoire récente Martine Vassal, candidate la droite républicaine et, qui plus est unie avec le centre, à la troisième place. Le RN est-il vraiment aux portes de la mairie de Marseille ? Le jeu reste ouvert.
« Tiens, on s’y intéresse »
« Quand vous êtes aussi haut dans les sondages, les gens se disent’Tiens, on va s’y intéresser, il doit avoir des choses à dire' », reconnaît l’ancien sarkozyste, entré en campagne le premier, en juin dernier, en illustre inconnu dans le microcosme marseillais.
« L’objectif, c’est de dépasser notre socle et d’aller chercher les électeurs de Martine Vassal », ne cache plus Olivier Rioult, son directeur de campagne, transfuge de LR. Loin des dérapages criards d’un Stéphane Ravier – figure historique de l’extrême droite à Marseille canal Jean-Marie – le binôme d…