À l’occasion de la 18e journée de Ligue, le PSG reçoit ce vendredi soir Lille à 21 heures au Parc des Princes. Un adversaire qu’il n’avait pas su battre au match aller (1-1), victime de l’égalisation d’un ex, Ethan Mbappé. À domicile, avant un déplacement à Lisbonne en Ligue des champions et après une élimination en 8e de finale de la Coupe de France face au PFC, Paris entend reprendre sa marche en avant. Luis Enrique, son entraîneur, était en conférence de presse ce jeudi depuis le Campus de Poissy.

Est-ce un moment charnière face à Lille pour faire taire les doutes ?

LUIS ENRIQUE. Vraiment ? Je pense que non. S’il y a des doutes sur notre équipe, autant laisser tomber ! Je peux accepter les doutes mais je ne les comprends pas. Quel est le problème ? Vous pensez que l’on va gagner tous les trophées toutes les saisons ? Le football ne fonctionne pas ainsi. Il faut valoriser ce que l’on a fait, les trophées gagnés. On joue contre une grande équipe ce vendredi. On joue plus ou moins bien, ça dépend des matchs mais il faut montrer que nous sommes la même équipe que la saison dernière.

Bradley Barcola rencontre un problème de finition. Peut-on changer cela ?

Il faut faire attention à ce que je dis. Chaque attaquant peut améliorer sa finition. Ils le savent parce que je le dis toujours : il est important de connaître les axes d’amélioration défensivement ou offensivement. Nous pouvons nous améliorer là-dessus.

La préparation athlétique sera-t-elle différente avec la fin du parcours en Coupe de France ?

Cette saison est particulière. Pour tous les joueurs. On a dû gérer les minutes et les matchs avec des joueurs blessés. Dans chaque ligne. On est dans un scénario différent de la saison dernière. Il y aura quatre matchs de Coupe de France de moins et peut-être deux en moins en Ligue des champions si on finit dans le TOP 8. Cela veut dire que la charge des entraînements sera différente. C’est plus facile de gérer un calendrier avec moins de matchs. Il y a moins de risques de blessure. Jouer tous les trois jours amène des duels, des contacts, des blessures.

Rolland Courbis, décédé cette semaine, aimait les évolutions dans le football. Et vous ?

Oui j’ai entendu cette nouvelle. Mes condoléances à sa famille. C’est important d’évoluer en tant que sport. Il faut chercher un football plus offensif, plus beau pour les supporters. Il faut chercher. J’ai entendu il y a trois ans (Michel) Platini dire qu’il fallait jouer avec 10 joueurs plutôt que 11. Je suis ouvert aux changements, à l’analyse de choses différentes, pour tirer des conclusions.

Est-ce bien de rencontrer maintenant Lille après l’élimination contre le PFC ?

Lille est une très bonne équipe. On a eu chaque fois des difficultés contre eux. Ce sera difficile. Il faut gagner le match pour améliorer notre position au classement.

« On a clairement mérité de gagner contre le PFC »

Avez-vous envie de recruter pour régénérer votre groupe ?

Bien sûr ! On est ouvert tout le temps mais cela n’a rien à voir avec la défaite contre le PFC. Ce que je vois de l’équipe est positif. Il n’y aura aucune précipitation.

Avez-vous appelé vos deux joueurs engagés dans la CAN qui vont s’affronter ce dimanche en finale, Achraf Hakimi pour le Maroc et Ibrahim Mbaye pour le Sénégal ?

(Malicieux) Ils sont tellement fatigués de me voir ici au Campus que je les laisse tranquilles. Je suis très content pour les deux. J’espère qu’ils vont profiter de cette finale. Un des deux reviendra énervé et agacé. Je leur souhaite le meilleur. On verra le vainqueur. Ils vont vite revenir.

Comment avez-vous vécu l’élimination contre le PFC ?

La feuille qui sépare une victoire d’une défaite est très fine. On a clairement mérité de gagner contre le PFC. On a perdu, on accepte le résultat et on souhaite bonne chance à l’adversaire dans la compétition. J’espère que ce sera une motivation pour affronter les équipes en championnat et en Ligue des champions, qui sont les compétitions les plus importantes pour nous. Mais nous aimons beaucoup la Coupe et c’est dommage pour nous.