DÉCRYPTAGE – La réticence historique des Allemands à travailler pour produire de l’armement s’efface au moment où les recrutements chez Rheinmetall, des constructeurs de drones et des centaines de sous-traitants sont en forte hausse.

À 27 ans, Tim Müller* se dit « résigné ». Le jeune homme a grandi dans le Bade-Wurtemberg, fief de Mercedes. Passionné d’automobile, il terminera dans quelques mois son master en génie mécanique, après de longues études commencées en 2019. Mais malgré un CV bien fourni, des stages chez Mercedes et BMW, des études entre Stuttgart et Munich, les capitales de l’automobile, il appréhende la recherche d’emploi. La raison ? La mauvaise santé du secteur de l’automobile. Rien qu’en 2025, Volkswagen a annoncé la disparition de 35 000 emplois et des pertes de plus de 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires ; Ford, la fermeture de son usine de Sarrelouis ; et le sous-traitant Bosch, la suppression de 22 000 postes d’ici 2030…

« Certains de mes camarades ont dû chercher très longtemps un emploi et n’ont finalement pas trouvé de poste dans le secteur voulu. Beaucoup sont frustrés d’avoir bénéficié d’une très bonne formation, d’avoir obtenu d’excellentes notes, de s’être distingués par leur…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 83% à découvrir.

Le Figaro

Le Figaro célèbre ses 200 ans

Offre anniversaire : 2€/mois pendant 200 semaines

Déjà abonné ?
Connectez-vous