Afficher les titres Masquer les titres

Annoncée comme l’une des formations les plus actives de l’hiver, l’AS Saint-Étienne n’a pourtant toujours pas officialisé la moindre arrivée. À mesure que les jours passent, l’impatience gagne autour du Chaudron, tandis que les dossiers s’accumulent sans se concrétiser. Entre exigences sportives, contraintes économiques et attractivité en berne, les raisons de ce retard sont multiples. Et le temps, lui, commence à presser pour Eirik Horneland.

À l’heure de dresser un premier bilan du mercato hivernal, un constat s’impose : Saint-Étienne avance, mais sans conclure. Dans le sens des départs, le club a déjà bien travaillé. Yvann Maçon a pris la direction de la Grèce, Maedine Makhloufi a été prêté à Dunkerque, et Dylan Batubinsika se rapproche d’une sortie vers la Chine. En revanche, côté arrivées, le tableau reste désespérément vide.

Des besoins clairement identifiés…

La feuille de route est pourtant connue depuis plusieurs semaines. L’ASSE cherche en priorité un défenseur central pour compenser la longue absence de Maxime Bernauer, opéré du ménisque. Un latéral gauche est également attendu après la blessure d’Ebenezer Annan, tandis qu’un milieu défensif doit venir combler le vide laissé par Pierre Ekwah.

En parallèle, la direction sportive reste attentive au secteur offensif. Un départ de Lucas Stassin, Zuriko Davitashvili ou Ben Old pourrait ouvrir la porte à un renfort supplémentaire. Autrement dit, les besoins sont identifiés, les profils ciblés… mais les négociations n’aboutissent pas.

Varane, Bardeli : des refus qui en disent long

Le cas Jonathan Varane illustre parfaitement les difficultés actuelles. Saint-Étienne a bien transmis une offre à Queens Park Rangers, sous la forme d’un prêt avec option d’achat estimée à 6 millions d’euros. Problème : cette option était conditionnée à une montée en Ligue 1. Une clause jugée trop incertaine par le club anglais, qui a immédiatement repoussé la proposition.

Autre désillusion, celle du dossier Enzo Bardeli. Le milieu de Dunkerque, pourtant suivi de près, a choisi de privilégier une destination en Ligue 1. Un signal fort. Malgré son statut et son histoire, l’ASSE pâtit encore de son positionnement en Ligue 2, qui refroidit certains profils à un moment clé de leur carrière.

Budget réduit et flou sportif

À ces obstacles s’ajoute une réalité économique plus contraignante. Après avoir investi près de 25 millions d’euros l’été dernier, Kilmer Sports Ventures a décidé de lever le pied en janvier. Une enveloppe plus limitée qui restreint les marges de manœuvre et complique les négociations, notamment face à des clubs étrangers moins pressés de vendre.

MercatoMercato Rennes : Désiré a activé une piste en Ligue 1 avant Szymanski

Enfin, un autre élément pèse en coulisses : l’incertitude autour de l’avenir d’Eirik Horneland. Fragilisé à chaque contre-performance, le technicien norvégien ne dispose pas d’une assise totale. Un contexte qui peut semer le doute chez certains joueurs, peu enclins à s’engager dans un projet dont les contours restent flous à moyen terme.