C’était l’un des secrets les mieux gardés de l’histoire du rock’n’roll. Celle qui était surnommée Bibi, et dont la révélation de la filiation – contestée – avec le chanteur du groupe Queen Freddie Mercury avait fait grand bruit en Angleterre, est décédée à l’âge de 48 ans, révèle le «Daily Mail» ce jeudi.
Elle est morte avec de nombreux secrets et a su préserver jusqu’au bout son anonymat. «Bibi», fille cachée présumée de Freddie Mercury, le mythique leader du groupe anglais Queen, est morte à l’âge de 48 ans. C’est son veuf, Thomas, qui a annoncé la triste nouvelle au «Daily Mail». Elle est décédée « paisiblement après une longue lutte contre un chordome, un cancer rare de la moelle épinière », a-t-il expliqué à nos confrères anglais. Elle laisse derrière elle deux fils de neuf et sept ans – qui seraient donc les petits-fils de Freddie Mercury. « B repose désormais auprès de son père bien-aimé dans le monde des pensées. Ses cendres ont été dispersées au vent au-dessus des Alpes. » – la famille de Bibi vit en Suisse.
Née en février 1977
Paris Match avait interrogé en août dernier la surnommée Bibi, quelques semaines avant la parution en septembre du livre «Affectueusement, Freddie», de l’expérimentée journaliste anglaise Lesley-Ann Jones. Elle affirmait être née en février 1977, fruit de l’union passagère de sa mère française et de Freddie Mercury. « J’ai été conçue par accident avec l’épouse de l’un de ses amis proches qui était à ce moment-là à l’étranger, nous avait expliqué B., par mail. Il n’était pas fier de cela. » Les familles des parents de B. étaient de celles pour qui le divorce et l’avortement étaient inenvisageables.
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« Ma mère et mon beau-père sont restés mariés après ma naissance, racontait B. Ça n’a pas dû être facile pour mon beau-père, mais c’était un homme très résilient. Je l’admirais énormément. » Selon elle, Mercury avait accepté sa naissance avec liesse. « Le fait de devenir père était un bonheur absolu pour lui. S’il culpabilisait, c’était parce que je ne connaîtrai jamais le schéma familial parfait qu’il aurait voulu m’offrir : une maman, un papa, des frères et sœurs, un chien, une belle maison et un jardin… »
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Des journaux intimes
Freddie Mercury aurait même confié des journaux intimes à sa fille, quelques semaines après sa mort le 24 novembre 1991. B. se souvenait pour Paris Match des moments passés « dans la même pièce que lui, en train de jouer ou de lire, pendant qu’il travaillait à ses compositions, sur des ébauches de chansons qu’il enregistrait lui-même. Parfois, sur ces bandes, on entend une petite fille de 4 ans lui demander de venir l’aider ou de jouer pour elle quelques notes. [….] À d’autres moments on nous entend chanter lui et moi. »
Freddie aurait même mis sa fille au piano. « Je pouvais jouer tout ce qui me plaisait à condition d’étudier les morceaux obligatoires. Il était intraitable pour ce qui touchait aux devoirs, et, en même temps, il savait se montrer tolérant pour certaines choses qui ne l’intéressaient pas. Comme le ski. L’altitude lui donnait le vertige, mais il m’autorisait à faire de l’escalade. »