Ce direct est alimenté par les journalistes du service des Informations générales et nos reporters sur le terrain, ainsi que des éditeurs audience.

16 h 35. À Saint-Pierre-des-Corps, Bruno Retailleau a quitté le rassemblement des agriculteurs après 16 h. Il est resté environ une heure sur place, sans vraiment convaincre les agriculteurs. « Le bilan est positif, malgré tout, car il y a eu des échanges. Mais il est comme tout le monde, M. Retailleau, il n’a pas de solution, déclare Jérôme Lespagnol, vice-président de la Coordination rurale 37. Aujourd’hui on est dans l’impasse. »

Le dépôt pétrolier est toujours bloqué. Les agriculteurs prévoient de rester sur place au moins pour la nuit. La suite du mouvement doit encore être décidée.

16 h 30. Dans les Deux-Sèvres, la Coordination rurale a levé en fin de matinée, comme annoncé, le barrage installé depuis lundi sur la route nationale 10 à Limalonges. « On fait le ménage », indique le syndicat en commentaire d’une vidéo montrant des engins agricoles évacuant les bottes de paille. « À très bientôt si rien ne change. On ne lâchera rien. »

16 h 20. Le cortège qui était stationné avenue Marcel-Lemoine se remet en mouvement : direction l’hypercentre de Châteauroux pour d’autres actions. Attention, perturbations de circulation à venir.

16 h 10. La CR mène deux actions simultanées à Châteauroux. Pendant que les tracteurs venus du Mach 36 sont toujours stationnés avenue Marcel-Lemoine et continuent d’y déverser le contenu de leurs bennes devant la Maison de l’environnement, ceux partis du stade Gaston-Petit se sont rendus devant les locaux de la MSA, rue de Mousseaux, qui connaît le même sort.

15 h 50. Il n’y a pas que des adhérents CR dans la manifestation du jour à Châteauroux. Plusieurs membres des JA ont décidé de rejoindre le mouvement, à l’instar de Maxime Frelon, 33 ans, céréalier à Argy. Il explique ses motivations.

15 h 35. À Châteauroux, le convoi bloque actuellement l’avenue Marcel-Lemoine, entre le rond-point de l’avenue Gédéon-Duchâteau et Déols. Plusieurs tracteurs ont déversé le contenu de leurs bennes devant et sur la Maison de la nature et de l’environnement, siège de l’association Indre nature : paille, branches et pneus.

15 h 22. « On a été la zone douanière la plus ouverte au monde, dit Bruno Retailleau. On est en train d’importer l’agriculture qu’on veut interdire en France. » L’ancien ministre de l’Intérieur répond aux questions et remarques des agriculteurs devant le barbecue.

15 h 18. Un point en Loir-et-Cher : dans la commune de Saint-Hilaire-la-Gravelle, dans le nord du département, une quinzaine d’agriculteurs arrêtent les camions frigorifiques dont 80 % viennent de l’étranger, principalement d’Espagne. Ils les laissent repartir après vérification des documents de transport. Des déviations sont mises en place.

15 h 12. L’ex-ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, est arrivé au dépôt pétrolier de Saint-Pierre-des-Corps.

Bruno Retailleau, à Saint-Pierre-des-Corps, en discussion avec les représentants locaux de la Coordination rurale.

Bruno Retailleau, à Saint-Pierre-des-Corps, en discussion avec les représentants locaux de la Coordination rurale.
© (Photo NR, Julien Pruvost)

15 h. Retour à Niort, où la manifestation s’est dispersée, aucun autre événement n’est prévu pour le reste de la journée.

14 h 55. Les tracteurs en provenance de l’ouest du département de l’Indre ont rejoint ceux stationnés au Mach 36. Ils viennent de s’élancer vers le centre-ville de Châteauroux en passant par Déols. Perturbations à prévoir dans les minutes à venir. Ils font route vers la MSA dans un premier temps.

14 h 35. À Châteauroux, les premiers manifestants sont arrivés sur les parkings du stade Gaston-Petit (quatre tracteurs) et du Mach 36 (quatre tracteurs également). Mais le gros des troupes est en route des quatre coins du département. Un cortège de 33 tracteurs, encadré par les gendarmes, est actuellement stationné au niveau du rond-point de la route de Villedieu-sur-Indre, et s’apprête à se mettre en route.

Les parkings du stade Gaston-Petit et du Mach 36 ont été choisis par les agriculteurs de l’Indre comme point de rassemblement.

Les parkings du stade Gaston-Petit et du Mach 36 ont été choisis par les agriculteurs de l’Indre comme point de rassemblement.
© (Photo NR, Jean-Sébastien Le Berre)

À noter que le Centre opérationnel départemental (Cod) a été activé ce jeudi par la préfecture de l’Indre. Conséquence, un dispositif de sécurité et de gestion du trafic sera déployé en lien avec les forces de l’ordre et les services de secours.

14 h 20. Toujours à Saint-Pierre-des-Corps : Jérôme Lespagnol, vice-président de la CR 37, annonce que Bruno Retailleau est attendu sur place à 15 h. Il sera accompagné de Fabrice Boigard, président départemental de la Fédération des Républicains.

14 h. Fini le barrage filtrant : l’accès au dépôt pétrolier de Saint-Pierre-des-Corps est désormais barré. Deux tracteurs empêchent l’entrée des camions.

L’accès au dépôt pétrolier de Saint-Pierre-des-Corps est totalement barré par deux tracteurs depuis 13 h 30.

L’accès au dépôt pétrolier de Saint-Pierre-des-Corps est totalement barré par deux tracteurs depuis 13 h 30.
© (Photo NR, Julien Pruvost)

13 h 30. Retour en vidéo sur le barrage filtrant mis en place au dépôt pétrolier de Saint-Pierre-des-Corps.

12 h 26. À Niort (Deux-Sèvres), une trentaine de manifestants de la confédération paysanne, soutenus par la CGT et Solidaires, sont réunis devant la préfecture en soutien aux paysans mis en garde à vue hier soir à Paris. L’éleveur céréalier du Sud-Deux-Sèvres, Pierre Guérin, vient d’être libéré. Il « est très touché et fatigué », souligne Amandine Pacault, membre de la confédération paysanne, qui a pris la parole devant les manifestants.

Une trentaine de manifestants sont rassemblés à Niort, jeudi, vers 12 h.

Une trentaine de manifestants sont rassemblés à Niort, jeudi, vers 12 h.
© (Photo NR, Emilie Chesné)

12 h. Des actions sont en cours depuis ce matin à Dijon (Côte-d’Or). Plusieurs dizaines de tracteurs convergent notamment vers les locaux de la Direction départementale des populations, de la Mutualité sociale agricole et de l’Office français de la biodiversité, liste Le Bien Public.

11 h 23. La Coordination rurale de l’Indre vient de diffuser un communiqué expliquant son action du jour à venir à Châteauroux pour « défendre le revenu » des exploitations agricoles, avec un mot d’ordre : « Foutez-nous la paix, laissez-nous travailler. » Elle détaille « les difficultés qui s’accumulent dans les fermes » : dermatose nodulaire, charges, « prix des céréales qui s’écroulent », « concurrence déloyale », « normes et réglementations excessives », « nombreuses strates et agences administratives ».

Ces revendications « n’ont pas changé depuis les grandes manifestations de 2024 », indique la CR. « Ce ne sont pas des pansements sur une jambe de bois qui régleront les problèmes structurels de l’agriculture française. »

Enfin, sur ses modalités d’action, elle annonce le déversement de déchets qui « symbolisent à la fois la situation noire dans laquelle se trouvent les agriculteurs, mais également la malbouffe qui arrivera dans les assiettes des Français, si l’agriculture de nos terroirs disparaît ».

10 h 50. Trois cortèges d’agriculteurs sont attendus à Lyon (Rhône), indiquent nos confrères du Progrès.

À Sète (Hérault), des agriculteurs de la FNSEA et des JA manifestent devant le port, rapporte Midi Libre.

10 h 43. En Loir-et-Cher, la N10 est de nouveau bloquée par des agriculteurs de la Coordination rurale, au niveau du rond-point de Saint-Hilaire-la-Gravelle, en Vendômois. La circulation est perturbée mais des déviations sont mises en place.

10 h 25. Le filtrage mis en place depuis mardi soir ralentit l’activité du dépôt pétrolier de Saint-Pierre-des-Corps environ de moitié. Le site fonctionne « à 40 ou 50 % par rapport à une journée normale », dit-on sur place. Sur ce dépôt, de 100 à 150 camions passent au ravitaillement le vendredi, journée la plus chargée de la semaine. « Si le filtrage dure, la logistique pétrolière va de toute façon se réorganiser. Les camions vont être redirigés vers les dépôts des autres départements, comme Le Mans (Sarthe) ou Orléans (Loiret). »

10 h 20. La Confédération paysanne annonce un rassemblement devant la préfecture de Niort, à midi. Cette manifestation « contre la répression syndicale » fait suite, indique le syndicat, à la manifestation de la veille à Paris.

« Après plusieurs nasses notamment par la brigade ultraviolente Brav-M, 52 paysannes et paysans se sont fait embarquer et [ont été] placés en garde à vue suite à une plainte du ministère de l’Agriculture », précise le syndicat. « Parmi eux, les trois porte-parole nationaux, le président confédéré de la chambre d’Agriculture de Guyane et des paysannes et paysans d’Outre-Mer mais aussi un paysan des Deux-Sèvres et une paysanne de Charente. »

9 h 37. Dans l’Indre, Châteauroux se prépare à une nouvelle manifestation, après celle de lundi. Depuis ce matin, des camionnettes de la municipalité déposent des plots en béton pour protéger certains endroits stratégiques, comme ici la cité administrative.

Plusieurs dizaines de tracteurs sont attendues dans la préfecture de l’Indre cet après-midi, pour répondre à un appel à manifester de la Coordination rurale locale.

Les services de la mairie de Châteauroux ont installé des plots en béton ce jeudi matin, en prévision de la manifestation des agriculteurs, cet après-midi. Ici, devant la cité administrative, boulevard George-Sand.

Les services de la mairie de Châteauroux ont installé des plots en béton ce jeudi matin, en prévision de la manifestation des agriculteurs, cet après-midi. Ici, devant la cité administrative, boulevard George-Sand.
© (Photo NR, Christophe Gervais)

9 h 13. À Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire), plusieurs dizaines de camions attendent d’accéder au dépôt pétrolier. Des agriculteurs y ont maintenu leur barrage filtrant.

« Il faut compter environ un quart d’heure par camion », explique Hervé, chauffeur arrivé de Châteauroux (Indre) vers 7 h. « Si je peux avoir chargé à midi, ça sera bien. » Il doit ensuite partir livrer des milliers de litres de carburant à Sainte-Sévère, dans l’Indre.

Les agriculteurs prévoient de renforcer le filtrage des camions au fur et à mesure de la journée. « On sait que c’est le jeudi et le vendredi qu’il y a le plus de camions pour aller livrer les stations-service et les autoroutes. Donc on va filtrer de plus en plus », explique Jérôme Lespagnol, vice-président de la Coordination rurale 37, présent sur place. Pour le moment, les camions peuvent remplir leurs citernes, il leur faut juste plus de temps pour le faire.

7 h 35. Dans le Centre-Ouest, la Coordination rurale a dit mercredi qu’elle comptait manifester à Poitiers (Vienne), ce jeudi à 18 h, devant le Centre dramatique national. Alain Rousset, le président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, doit y présenter ses vœux.

À Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire), les agriculteurs rassemblés devant le dépôt pétrolier, dont ils filtrent l’accès depuis mardi soir, ont passé la nuit sur place. Leur programme du jour reste pour l’heure à définir.

Dans le Sud-Deux-Sèvres, au lieu-dit des Maisons Blanches, près de Limalonges, les quelques membres de la CR qui bloquaient la circulation sur la N10 doivent lever le camp dans la journée.

Dans l’Indre, la Coordination rurale a prévu de manifester à Châteauroux. Rendez-vous est donné sur les parkings du stade Gaston-Petit et du Mach 36 à 14 h.

7 h 30. Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à une nouvelle journée de mobilisation d’agriculteurs qui, si elle a marqué le pas hier, doit se poursuivre un peu partout sur le territoire ce jeudi. Voici ce qu’il faut retenir des actions de mercredi.

Quelques rassemblements en France et des interpellations, mercredi

  • Cinquante membres de la Confédération paysanne – 52, selon le syndicat – ont été placés en garde à vue après avoir forcé l’entrée d’un bâtiment du ministère de l’Agriculture. Ils souhaitaient dénoncer le « mépris » gouvernemental. Les mesures annoncées mardi soir par Sébastien Lecornu sont insuffisantes, dénoncent la Confédération paysanne et la Coordination rurale.
  • À Toulouse, un responsable de la CR du Gers et un autre de la FNSEA de Haute-Garonne ont été placés en garde à vue pour avoir organisé des manifestations, rendues interdites par un arrêté préfectoral. Ils sont sortis libres, mercredi soir.
  • Dans la Marne, quelques dizaines d’agriculteurs bloquaient encore hier soir un dépôt pétrolier.