Jean-Jacques Goldman est unique en son genre.
Auteur, compositeur, interprète, membre de groupes, artiste
solo, star engagé ou encore meneur des fameux Enfoirés.
Durant plus de 40 ans, le chanteur a tenu le pavé haut dans la
chanson française. Et cela malgré une discrétion médiatique qui
s’est renforcée à travers les âges. C’est bien simple :
Michael, son fils, est aujourd’hui plus sous le
feu des projecteurs que lui ! Aujourd’hui, Jean-Jacques Goldman,
souvent élu personnalité préférée des Français, a tiré sa révérence
artistique. 25 ans qu’il n’a pas sorti d’album
solo. Une éternité pour ses fans toujours aussi
nombreux.
Jean-Jacques Goldman : véritable homme-orchestre de la chanson
francophone
Comment résumer la carrière dense et éclectique de Jean-Jacques
Goldman en quelques lignes ? De ses débuts dans Taï
Phong à son trio avec Carole Fredericks
et Michael Jones, en passant
par son envol en solo et sa collab’ culte avec Céline
Dion… Goldman représente à lui seul plus de 40
ans de l’industrie du disque française, homme orchestre de la
chanson francophone. Encore aujourd’hui, malgré sa
‘retraite’.
En 2001, l’interprète d’Il suffirait d’un signe sortait
son dernier disque en solitaire : Chansons pour les pieds.
Curieuse appellation pour une œuvre qui contient toutefois
deux derniers hits pour la route, Ensemble et Tournent
les violons. Depuis, plus rien, JJG s’est mis en
retrait de la scène musicale. Il a même claqué la porte des
Enfoirés dans la deuxième moitié des années 2010. Sans que l’on
sache vraiment pourquoi, les rumeurs allant bon train…
Le fils de Jean-Jacques Goldman, Michael, est lui aussi un
ponte de la musique
En 2026, finalement, chez les Goldman, ce n’est plus
Jean-Jacques, le patriarche, qui est la star. Mais bien son
fiston, Michael Goldman,
co-créateur de My Major Company, mentor de Joyce Jonathan et
actuel directeur de la Star Ac. En une poignée d’années,
l’héritier Goldman est devenu lui aussi un ponte de la musique
tricolore. Il débute comme directeur artistique junior dans le
label BMG. Une voie toute tracée comme papa.
Si JJG a choisi la scène, Michael, son fils, a lui
choisi l’arrière-cuisine de l’industrie. Il œuvre d’abord
dans l’ombre avec sa maison de disques My Major Company. Il a
développé des artistes comme Joyce Jonathan, donc, mais également
le one hit wonder Grégoire. C’est TF1 qui
l’a réellement mis en lumière à partir de 2022 avec leur célèbre
télé-crochet. Il y a fort à parier que Goldman, père, est fier de
sa graine de star. Tel père, tel fils donc.
Jean-Jacques Goldman, l’artiste n’a
jamais eu la langue planquée dans sa poche
Flashback : nous sommes en 1986 sur la RTS.
Média suisse bien connu. À l’époque, Jean-Jacques Goldman
est au firmament de sa carrière solo. Il n’a pas encore
pondu les deux classics de Céline Dion, D’eux, en
1995, et S’il suffisait d’aimer, en 1998, mais sa stature
est déjà intouchable et bankable. L’artiste répond au
débotté à un entretien mené par Muriel Siki. Il
revient sur sa carrière mais également un certain revers de la
célébrité. Il faut dire que la notoriété de Goldman, alors, est
très importante en France mais aussi en Suisse.
“Des milliers de gens vous attendent, comment est-ce qu’on
se sent avant un concert ?”, lance l’intervieweuse au
chanteur. Réponse de ce dernier avec un petit rire : “Très
mal.” Relance : “Vous avez le trac ?” Goldman
acquiesce sans honte, témoignage de son implication dans le show à
venir, son respect du public et la minutie de son
organisation. Peu après, durant l’échange, il revient sur
son rapport à la presse : “C’est pas ce qui m’excite le plus
dans ce métier ! [rire]”. On sent déjà que l’artiste n’aime
pas la lumière braquée sur lui. “[…] Je préfère que les gens
s’intéressent à mes chansons.”, explique l’intéressé lorsqu’on
le questionne sur sa vie privée. Il ajoute plus tard dans le même
entretien concernant son rapport à la société : “[…] Ce qu’il
faut pour que les collectivités marchent, c’est que, je crois, les
individus existent fort, personnellement. Et qu’il ne soit
pas seulement des gens qui suivent, des moutons de
Panurge.” Un an plus tôt, Jean-Jacques Goldman
sortait un de ses plus grands tubes au titre presque prophétique :
Je marche seul.