C’est l’idée : prôner une consommation plaisir, une sorte de sobriété choisie

« Préjudice dommageable »

Pourtant, le Dry se pose en période durant laquelle se tester de façon plus ou moins ludique, et de questionner la place qu’occupe l’alcool dans notre société et dans sa propre intimité – pas si loin de ce que suggère la version French, deux verres par jour maximum, s’accorder des jours sans alcool dans la semaine, préférer la dégustation à la consommation rapide. Mais pour les professionnels du vin, ce défi médiatique « très relayé, mais pas tant suivi » serait devenu une façon de taper sur une filière déjà bien abîmée par une éprouvante crise commerciale.

Du « janvier sec » à la baisse générale de la consommation de vin (encore -3,6 % entre 2023 et 2024, -7,5 % de vente de vins rouges dans la grande distribution en 2025), il n’y a qu’un pas que franchit l’interprofession quand chaque début janvier, l’alcool est associé aux lourdes conséquences de ses excès – maladies, violences, etc. – , son « coût social » estimé à 100 milliards d’euros par an ou ne serait-ce que la qualité de sommeil retrouvée dès la diète entamée. Un « matraquage dommageable sur le long terme », résume Bernard Farges, le président du Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB), qui orchestre localement la campagne nationale du French January avec toutes les AOC du vignoble.

Message de bien-vivre