Par

Margot Nicodème

Publié le

15 janv. 2026 à 19h46

Il est soupçonné de viol sur un enfant de 2 ans et 10 mois, dans la métropole de Lille (Nord). C’est la mère du petit garçon qui s’est rendue au commissariat le 29 décembre 2025, pour révéler ces faits d’agression commis par son baby-sitter. L’homme, âgé de 36 ans, avait été recruté sur une plateforme en ligne de garde d’enfants. Il s’avère qu’il venait de purger une peine de 5 ans pour agression sexuelle imposée à un mineur de 15 ans, après une condamnation par le tribunal correctionnel de Nice, en 2020. 

Il avait interdiction d’exercer une activité impliquant un contact habituel avec des mineurs, renseigne le parquet de Lille. Une trentaine de familles dans la région lilloise sont susceptibles d’avoir eu recours à ses services.

Déjà condamné pour des faits similaires, il avait interdiction d’être en contact avec des mineurs

C’est la plainte de la mère de famille du 29 décembre qui a permis de percer à jour le mis en cause. Face à ces graves accusations, le baby-sitter « a été placé en garde à vue le jour même du chef de viol sur mineur de 15 ans », informe le parquet. 

Il s’avère que l’individu était inscrit au Fijais (fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles). Le 8 octobre 2020, il avait ainsi « déjà été condamné par le tribunal correctionnel de Nice pour agression sexuelle imposée à un mineur de 15 ans à une peine de 5 ans d’emprisonnement avec maintien en détention assorti d’un suivi socio-judiciaire de 5 ans ». Dans le cadre de ce suivi, il lui était interdit d’exercer une activité « habituelle » au contact des mineurs, d’entrer en contact avec les victimes, et le trentenaire avait l’obligation de se soigner.

Dès le 20 mai 2025, le parquet de Lille avait reçu l’information, par un voisin, que l’homme exerçait une activité de baby-sitting. À l’époque toutefois, « les premiers éléments recueillis par les enquêteurs ne permettaient pas de caractériser la commission d’une nouvelle infraction, ni même d’identifier une plateforme sur laquelle il aurait proposé ses services. »

Informé, le juge de l’application des peines avait « immédiatement » ordonné le placement en rétention de l’intéressé, puis le 27 mai 2025, avait décidé de « renforcer les obligations de son suivi socio-judiciaire par l’ajout d’une interdiction d’entrer en contact avec des mineurs, sur réquisitions conformes du parquet ».

Le mis en cause placé en détention, certaines familles déjà contactées

Depuis le 30 décembre 2025, « en l’état d’un non-respect caractérisé de ses obligations déduit de la plainte du 29 décembre (notamment l’interdiction d’entrer en contact avec des mineurs), le juge de l’application des peines de Lille prenait une ordonnance d’incarcération provisoire« , retrace encore le parquet.

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Le 9 janvier 2026, à l’issue d’un débat contradictoire, le juge de l’application des peines a ordonné la révocation pour 2 ans de la peine encourue (5 ans) dans le cadre du suivi socio-judiciaire. L’homme a été maintenu en détention. 

L’enquête pour les faits de viol sur mineur de 15 ans débutée le 29 décembre 2025 se poursuit, « afin de préciser la portée réelle des agissements du mis en cause ». Une trentaine de familles sont susceptibles d’avoir eu affaire à lui

Le parquet de Lille ajoute : « Certaines ont déjà été contactées par l’unité en charge de l’enquête. Des suspicions ont été relevées pour deux familles sans que l’enquête n’ait encore établi de faits pénalement répréhensibles. Le concours de l’association d’aide aux victimes est et sera proposé à toutes les familles concernées. L’enquête a également pour objet de préciser les conditions dans lesquelles l’intéressé a pu proposer ses services. »

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