ÉVÉNEMENT – La Ville de Grenoble par­ti­cipe depuis 2025 au Veganuary, un défi inter­na­tio­nal invi­tant à adop­ter une ali­men­ta­tion végé­tale pen­dant le mois de jan­vier. Cette ini­tia­tive s’accompagne d’actions concrètes pour sen­si­bi­li­ser les habi­tants et les res­tau­ra­teurs à une consom­ma­tion plus durable.

Et si jan­vier était l’occasion de tes­ter une ali­men­ta­tion 100 % végé­tale ? Pour la deuxième année consé­cu­tive, la Ville de Grenoble s’engage acti­ve­ment dans le Veganuary, un défi inter­na­tio­nal invi­tant les citoyens à adop­ter un régime végé­ta­rien pen­dant un mois.

Le Veganuary, contrac­tion des mots « vegan » et « january », est un mou­ve­ment né au Royaume-Uni, il y a plus de dix ans. Son objec­tif est simple : encou­ra­ger les par­ti­ci­pants à adop­ter une ali­men­ta­tion végé­tale durant le pre­mier mois de l’an­née. En 2025, près de 25,8 mil­lions de per­sonnes dans le monde ont relevé ce défi, selon les organisateurs.

Grenoble, une ville enga­gée dans le Veganuary

Pour la deuxième année consé­cu­tive, la muni­ci­pa­lité gre­no­bloise lance ainsi la cam­pagne « Et si on tes­tait l’alimentation végé­tale ?», qui invite les Grenoblois à s’essayer à une cui­sine sans pro­duits ani­maux. Ce pour les sen­si­bi­li­ser à l’impact envi­ron­ne­men­tal et à la dimen­sion éthique de leurs choix alimentaires.

Veganuary 2026 © Ville de Grenoble

La Ville de Grenoble appelle ses habi­tants à décou­vrir l’a­li­men­ta­tion végé­tales lors du Veganuary 2026 © Ville de Grenoble

La Ville s’associe à L214, à l’Association végé­ta­rienne de France (AVF) et au Plant Based Treaty pour ampli­fier l’impact de cette ini­tia­tive. Dans ce cadre, elle met en avant les béné­fices d’une ali­men­ta­tion végé­tale pour la santé, l’environnement et le bien-être ani­mal. Une démarche qui s’inscrit dans la conti­nuité de ses actions pour réduire son empreinte éco­lo­gique et pro­mou­voir des modes de vie plus durables.

Une charte pour encou­ra­ger les restaurateurs

Pour accom­pa­gner les res­tau­ra­teurs dans cette tran­si­tion, Grenoble a lancé une charte de l’alimentation végé­tale. Celle-ci pro­pose quatre niveaux d’engagement, allant de la pro­po­si­tion d’un plat végé­tal quo­ti­dien à une carte entiè­re­ment végé­tale. Les éta­blis­se­ments signa­taires reçoivent une signa­lé­tique dis­tinc­tive attes­tant de leur participation.

À ce jour, une cin­quan­taine de res­tau­rants gre­no­blois ont adhéré à cette charte, offrant ainsi une diver­sité de choix aux consom­ma­teurs. Parmi eux, figurent les six bou­lan­ge­ries de la Talemelerie, qui se sont enga­gées à pro­po­ser des options végé­tales au quo­ti­dien. Une ini­tia­tive qui répond à une demande crois­sante des clients pour des alter­na­tives durables et éthiques.

Un ciné-débat pour inter­ro­ger notre rap­port aux animaux

Dans le cadre du Veganuary, la Maison de la vie asso­cia­tive et citoyenne accueillera un ciné-débat le samedi 17 jan­vier à 20 h 30. L’événement, co-orga­nisé par le fes­ti­val iti­né­rant AnimalDoc et l’AVF Isère, pro­po­sera la pro­jec­tion du film docu­men­taire The Last Pig, réa­lisé par Allison Argo, lau­réate de six Emmy Awards.

La Maison de la Vie associative et citoyenne de Grenoble proposera un ciné-débat, le samedi 17 janvier 2026, pour offrir une réflexion sur la condition animale et les choix de consommation. © Florent Mathieu - Place Gre'net

La Maison de la Vie asso­cia­tive et citoyenne de Grenoble pro­po­sera un ciné-débat, le samedi 17 jan­vier 2026, pour offrir une réflexion sur la condi­tion ani­male et les choix de consom­ma­tion. © Florent Mathieu – Place Gre’net

Ce docu­men­taire suit le par­cours de Bob, un éle­veur de porcs qui, après dix ans de métier, com­mence à remettre en ques­tion ses pra­tiques et sa rela­tion avec les ani­maux. Ce film inter­roge la mora­lité de l’élevage et la sen­si­bi­lité ani­male, tout en explo­rant les dilemmes per­son­nels de Bob, tiraillé entre ses valeurs et son acti­vité professionnelle.

La pro­jec­tion sera sui­vie d’un débat en pré­sence de Virginia Markus, repré­sen­tante de l’association Co&xister, et de Soizic, ancienne employée d’élevage accom­pa­gnée dans sa recon­ver­sion pro­fes­sion­nelle. Un temps d’échange des­tiné à appro­fon­dir la réflexion sur la condi­tion ani­male, les choix de consom­ma­tion et les alter­na­tives possibles.

Les autres évé­ne­ments du Veganuary à Grenoble

Deux autres ren­dez-vous sont pro­gram­més dans le cadre du Veganuary à Grenoble. Une soi­rée Loup Garou anti­spé­ciste est orga­ni­sée le ven­dredi 23 jan­vier à 18 heures au Café Cannelle, 7 rue des Clercs. Ce jeu de société, adapté pour abor­der les ques­tions d’éthique ani­male, per­met de sen­si­bi­li­ser de manière ludique à l’antispécisme, une phi­lo­so­phie qui rejette toute dis­cri­mi­na­tion fon­dée sur l’espèce et défend l’égalité de consi­dé­ra­tion entre les êtres sensibles.

Enfin, une soi­rée anti­spé­ciste et gour­mande clô­tu­rera le mois le ven­dredi 30 jan­vier à 18 heures, tou­jours au Café Cannelle. Une occa­sion de décou­vrir des saveurs végé­tales tout en échan­geant sur les enjeux de l’alimentation durable.